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La stratégie de l’Escem pour rebondir

Murielle Wolski
Publié le
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Des étudiants de l'Escem
Si le partenariat signé avec Sup de Co La Rochelle et le réseau GES va permettre de diversifier l'offre pédagogique de l'ESCEM, l'avenir du programme grande école reste incertain.

Avec l’annonce d’un nouveau partenariat avec le groupe Sup de Co La Rochelle et le réseau GES (Grandes écoles spécialisées), l’Escem veut repartir de l’avant. Avec un mot d’ordre : diversification.

L'échec de France Business School ne freine pas les stratégies de rapprochement de l'Escem. Pilotée par Roger Dutoit, l'école de commerce veut écrire un nouveau chapitre de son histoire, avec la signature, le 22 octobre 2015, d'un partenariat avec le groupe Sup de Co La Rochelle et le réseau GES (Grandes écoles spécialisées), qui compte six établissements.

Des liens ténus

La fusion n'est cependant pas de mise. Les liens restent lâches. "Ni notre école, ni le groupe GES ne vont mettre sur la table de quoi financer les dettes de France Business School", prévient Olivier Maillard, directeur délégué des programmes de Sup de Co La Rochelle. Le partenariat est avant tout pédagogique.

Le groupe Sup de Co La Rochelle apporte ses compétences dans le tourisme : le Bachelor en management du tourisme tout en anglais devrait voir le jour à Tours, à Poitiers, voire à Orléans. Le réseau GES va déployer son pôle numérique et son expertise dans l'alternance.
"Le nouveau modèle économique de l'Escem passe par la diversification de l'offre, avec l'informatique, le webdesign... explique Roger Dutoit, directeur général, et vise à transformer l'école en campus."

Le programme grande école en suspens

Le programme grande école, qui n'a pas ouvert à la rentrée 2015, va-t-il passer à la trappe ? "Il sera temps de voir dans deux ans si l'école est capable de repartir dans ce sens, détaille Roger Dutoit. Le schéma de développement actuel opte pour des parcours plus professionnels, et des titres du Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) de niveau I, en lien avec les attentes du territoire local."

Une dizaine de spécialisations vont venir enrichir le catalogue de l'Escem, qui se résume aujourd'hui à deux bachelors visés. L'objectif des semaines à venir ? Présenter cette nouvelle configuration dans les salons étudiants dédiés, davantage régionaux que nationaux.

Une vente dans les tuyaux ?

Cette nouvelle stratégie semble avoir trouvé un écho positif au sein du personnel restant de l'école. Sur les 210 emplois que comptent les trois sites, 140 vont être supprimés, les dernières convocations aux entretiens préalables au licenciement arrivant actuellement dans les boîtes aux lettres. Les syndicats n'ont pas réagi suite à la diffusion de l'information. "Cette annonce traduit une volonté politique marquée, commente, rassuré, un membre du personnel qui veut conserver l'anonymat, qui tranche avec l'attitude des derniers mois où l'on ne savait pas où on allait..."

Toutefois, des questions restent en suspens. Ce partenariat n'est-il qu'une première étape ? La suivante serait-elle la vente de l'Escem ? Ce bruit a couru chez les salariés ces dernières semaines et a été évoqué par la presse locale – la Nouvelle République et La Lettre Valloire. Fuite ou rumeur infondée ? Gérard Bouyer, président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) Touraine, a apporté un démenti. Mais en interne, certains tablent toujours sur ce projet à échéance de deux ans, voire avant. L'avenir de l'Escem reste encore fragile.


Murielle Wolski | Publié le

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Sirius.

Peut-on appeler cela une "stratégie" ?