L’institut i3, un pont entre Paris et Saclay pour les Mines et Télécom ParisTech

Sophie Blitman
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Dans la continuité de leur rapprochement au sein de l’Institut Mines-Télécom, Mines ParisTech et Télécom ParisTech ont inauguré, le 15 juin 2012, l’Institut interdisciplinaire de l’innovation (i3). Un nouveau pôle d’enseignement et de recherche en sciences économiques et sociales qui vise à accroître la visibilité des deux écoles. Et à assurer des liens entre Paris et le plateau de Saclay.

Travailler sur « l’innovation sous toutes ses formes, dans les entreprises, associations, administrations et collectifs d’usagers » : tel est l’objectif du nouvel Institut interdisciplinaire de l’innovation. Baptisé i3, il rassemble des équipes de recherche des Mines ParisTech et de Télécom ParisTech : 180 spécialistes d’économie, gestion, sociologie, psychologie, ergonomie, sciences de l’information et de la communication, également impliqués dans l’enseignement au niveau cycle ingénieur des deux écoles.

Si ce projet est « venu de la base, des collaborations entre enseignants-chercheurs », comme le souligne Romain Soubeyran, directeur des Mines de Paris, il s’intègre parfaitement à la stratégie des établissements. En particulier, il devrait contribuer, par l’effet de taille, à accroître la visibilité nationale et internationale des deux écoles, membres de l’Institut Mines-Télécom créé en mars 2012 .
Par ailleurs, « i3 contribuera à asseoir la réputation de Télécom ParisTech dans le domaine de l’innovation », affirme son directeur Yves Poilane.

Une passerelle entre Paris et Saclay

« i3 doit faire le pont entre deux pôles scientifiques majeurs : PSL et le grand ensemble réuni à Saclay »
Romain Soubeyran

Autre objectif assigné au nouvel institut : être une passerelle entre Paris et le plateau de Saclay. Alors que Télécom ParisTech doit déménager à Palaiseau en 2017, « i3 permettra à l’école d’avoir un ancrage parisien », estime ainsi Yves Poilane.

De leur côté, les Mines se sont retirées de l’Idex de Saclay et cherchent à se rapprocher des établissements de Paris Sciences et Lettres. Romain Soubeyran a fait part de son « espoir que cette candidature à PSL sera favorablement accueillie ». Dès lors, i3 doit selon lui « faire le pont entre deux pôles scientifiques majeurs : PSL et le grand ensemble réuni à Saclay ».

C’est aussi cette « passerelle formidable » que salue Pascal Faure, vice-président du Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGEIET). Rappelant également les tensions sur les ressources naturelles, la maîtrise environnementale de notre développement, mais aussi les questions posées par la révolution numérique, ou encore l’accroissement et le vieillissement de la population, Pascal Faure souligne les « nombreux défis auxquels on ne peut répondre que par l’innovation. i3 y contribuera », ajoute-t-il. Et d’espérer que d’autres projets interdisciplinaires verront le jour, « qui donneront à l’Institut Mines-Télécom sa pleine dimension ».

i3 en bref
* 190 personnes, dont une soixantaine d’enseignants-chercheurs permanents, issus de 6 centres ou groupes de recherche
* 6 chaires d’enseignement et de recherche
* 4  millions d’euros de chiffre d’affaire


Sophie Blitman | Publié le