Mooc de stars et bracelets connectés : l’innovation made in USA

De notre correspondante aux Etats-Unis, Jessica Gourdon
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L'innovation made in USA
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REVUE DE PRESSE ÉTATS-UNIS. Au sommaire de la revue de presse : la plateforme de cours en ligne MasterClass poursuit son envol, une université d’Oklahoma demande à tous ses étudiants de s’équiper en bracelets connectés, et le méga-don du fondateur de Nike à Stanford.

MasterClass lève 15 millions de dollars

Créé en 2015 à San Francisco, la start-up MasterClass a trouvé son créneau : elle propose des cours en ligne donnés par des "stars". Parmi les professeurs : Kevin Spacey qui enseigne comment réussir une audition, Usher  et son "art de la performance", ou bien Christina Aguilera en professeur de techniques vocales et Annie Leibovitz pour la photo...

Ces Mooc sont scénarisés et filmés avec soin, en utilisant des techniques de séries et de cinéma. Les étudiants paient 90$ pour suivre un Mooc, constitué de plusieurs vidéos et de différents documents de travail. Le professeur "star" est même amené à évaluer certains travaux d'étudiants.

La plateforme enregistre une forte croissance et rassemble un public plus large que celui des Mooc – la moitié des élèves n'ont jamais suivi de cours en ligne, assure MasterClass.

La start-up vient de réaliser une levée de fonds de 15 millions de dollars, qui servira à créer plus de cours, à doubler la taille de son équipe et à développer des technologies permettant aux élèves d'interagir entre eux.

À lire sur EdSurge

À Oral Roberts, des bracelets connectés pour tous

Environ 10.000 pas par jour et 2 heures 30 d'activité physique intense par semaine : voilà le minimum demandé aux étudiants d'Oral Roberts. Cette université privée d'Oklahoma, qui a toujours placé le sport au centre de son modèle pédagogique, a trouvé un nouveau moyen d'inciter les étudiants à avoir une pratique sportive régulière.

Depuis l'automne 2015, l'activité physique des élèves est suivie par des bracelets connectés (des Fitbits), obligatoires pour tous les étudiants de première année. Ces données, récoltées par l'université  comme le nombre de pas ou les battements de cœur, sont l'une des composantes la note de "sport" des étudiants.

Si cette pratique soulève de multiples questions concernant le respect de la vie privée et l'utilisation de ces résultats, l'université assure que ces données ne seront jamais utilisées à des fins commerciales, et que leur recueil s'arrête à la fin de chaque semestre.

À lire dans le Washington Post

Don record du fondateur de Nike à Stanford

Philip Knight sait comment faire plaisir à une université. Le fondateur de Nike, ancien élève de Stanford, a signé un chèque de 400 millions de dollars à l'institution. Un montant record, qui égale le don réalisé l'année dernière par le financier John Paulson à Harvard.

Philip Knight, âgé de 78 ans, avait déjà donné 106 millions à son établissement d'origine en 2006. Ce nouveau méga-don doit servir à financer des bourses de scolarité pour des étudiants de master (en particulier des étrangers) inscrits dans des programmes traitant des "enjeux globaux" (pauvreté, environnement, etc.).

Le montant de ce don a suscité de nombreux débats au sein de la communauté académique. En 2015, moins de 1% des établissements américains ont reçu un tiers de la totalité des donations individuelles à des universités. Des "méga-dons" également critiqués parce qu'ils entraînent les autres universités dans une spirale de dépenses, pour rester dans la course.

À lire dans le New York Times


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