Présidentielle 2012 : le programme du Front de Gauche sur l’enseignement supérieur et la recherche

Fabienne Guimont
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Le Front de Gauche a lancé, le 10 mars 2012, un appel souhaitant rassembler « un front de gauche de l’enseignement supérieur et de la recherche » . Il reprend les grands thèmes du programme du parti de Jean-Luc Mélenchon : abrogation de la loi LRU, du Pacte pour la recherche, suppression de l’AERES et des Idex-Labex.

Lancé la même semaine que la présentation du programme de François Hollande pour l’enseignement supérieur et la recherche , l’Appel intitulé « Construisons ensemble un front gauche pour l’enseignement supérieur et la recherche » remet en avant certains des thèmes du programme du parti de Jean-Luc Mélenchon : l’abrogation de la loi LRU, du Pacte pour la recherche et la suppression des Idex-Labex ou de l’AERES. Une remise en cause des réformes de Nicolas Sarkozy beaucoup plus systématique que le programme du Parti socialiste. Les fondations ou les primes « au mérite » sont également abandonnées dans le programme.

Doublement du budget recherche

Parmi les propositions du programme du Front de Gauche, un plan de recrutement dans l’Education nationale est mentionné, sans chiffrage ni calendrier, mais en précisant que tous les postes supprimés seront rétablis. En revanche, un doublement du budget public de la recherche est prévu sur la législature et « l’effort budgétaire public pour l’enseignement supérieur sera porté à 12.000 € par an et par étudiant(e) ».

Du côté des formations, le programme défend le retour à un cadre national des diplômes et un « égal accès au savoir de tous les jeunes ». Plus largement, « nous voulons élargir à toute la société les possibilités d’accès aux formes les plus élaborées du savoir scientifique ».   

Le programme est davantage détaillé sur la recherche. Des Assises de la recherche sont promises en début de mandat pour servir à établir une nouvelle loi. Un nouveau statut du doctorant est aussi au programme. Le programme insiste également sur la démocratisation des instances de décision dans les universités et les grands organismes de recherche. « La conférence des présidents d’université ne pourra plus se substituer aux instances démocratiques dans la définition des politiques universitaires », est-il écrit.
   
5.000 emplois pendant 5 ans

Dans ses réponses aux questions du Snesup , mises en ligne le 12 mars 2012, Jean-Luc Mélenchon précise que « ce sont 5 000 emplois statutaires par an pendant 5 ans qu’il faudra envisager pour remettre sur les rails un service public [d’enseignement et de la recherche] ». Le candidat du Front de Gauche y indique également que des pré-recrutements d’enseignants seront effectués dans le cadre d’une nouvelle loi sur la formation des enseignants remplaçant le « dispositif absurde » actuel.





Fabienne Guimont | Publié le

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