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Quand l'université va chercher ses cadres chez France Telecom

Céline Manceau
Publié le
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Ils sont ingénieurs de recherche, spécialistes de la paye, informaticiens, webmasters... et ex-cadres chez France Télécom. Depuis 2004, l’opérateur recase chaque année quelque 600 à 700 fonctionnaires au sein de différentes administrations (ils seront 1 000 en 2008) via une procédure spécifique permettant de compenser, le cas échéant jusqu’à la retraite, une perte indiciaire de salaire. Jusqu’à présent, les universités n’étaient pas concernées par cette vague de mobilité – car peu au fait de la procédure –, mais le vent pourrait bien tourner. La Mission de facilitation de l’accueil dans les fonctions publiques (MFAFP) a entamé, à la rentrée 2007, une tournée de ces établissements d’enseignement supérieur avec, dans sa besace, un vivier de candidats.

« Nous rencontrons les présidents d’université ou les secrétaires généraux pour comprendre les besoins en termes de recrutement et présenter les dispositions de détachement ou de mise à disposition », explique Gilles Marchandon, chef de mission à la MFAFP. Une proposition alléchante pour les universités confrontées à des besoins de recrutement nouveaux liés à la loi LRU, et à la fois révolutionnaire tant la logique des concours prévaut. La MFAFP joue parfois un rôle d’intermédiaire en mettant en relation une université avec une agence locale de France Télécom ou va bien plus loin. « Dans certains cas, nous pouvons aller chercher un profil bien précis, et ce dans toutes les administrations. Nous avons été amenés, par exemple, à recruter un responsable sécurité issu de l’armée de terre », détaille Gilles Marchandon. Quant aux candidats potentiels, « ils sont généralement motivés par une perspective de reconversion à l’université, même si, culturellement, ils entrent dans un univers très éloigné du leur ».


Céline Manceau | Publié le

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