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Sigem 2015 : près d'un quart des écoles de commerce ne font pas le plein

Cécile Peltier
Publié le
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Une salle de concours
Une salle de concours // ©  Jessica Gourdon

La moitié des écoles de commerce ont ouvert des places supplémentaires aux concours BCE et Ecricome pour les élèves de prépa. Résultat ? Si les écoles du haut du tableau remplissent leurs promotions, près d'un quart des établissements ne font pas le plein, selon les chiffres du Sigem 2015.

C'était écrit : le marché n'est pas extensible. Les quelque 300 places supplémentaires ouvertes aux concours cette année par plus de la moitié des 29 établissements participants au Sigem (+50 places à l'Edhec, +50 à l'EM Lyon, +20 à Montpellier, +20 à l'Inseec...) ont fait des dégâts, selon les résultats du Sigem (Système de gestion centralisée des intégrations) dont EducPros publie les résultats définitifs. Près d'un quart des écoles ne font pas le plein, parmi lesquelles l'EM Normandie, l'ESC Pau, l'Inseec BS, l'ESC la Rochelle, l'ISG ou l'ISCID-CO.

Sur les 10.488 candidats issus des classes prépas, 7.425 ont été affectés dans une école de commerce, tandis que 7.675 places étaient proposées. 250 places n'ont pas été pourvues. Soit un résultat bien moins bon que l'an dernier où 8 places seulement étaient restées vacantes.

"Cet écart de 250 places correspond peu ou prou à l'augmentation du nombre de places, le nombre de candidats ayant légèrement diminué cette année par rapport à 2014, en bout de chaîne certaines écoles en ont pâti, analyse Jean-Christophe Hauguel, président de Sigem. Toutefois, malgré cette petite baisse, presque 96,75 % des places proposées ont été affectées, ce qui montre quand même la force du système !" Un système où la concurrence se renforce d'année en année...

Consulter le tableau récapitulatif des affectations du Sigem 2015 (pdf).


Cécile Peltier | Publié le

Vos commentaires (3)

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c.

Cette situation n'est pas nouvelle au cours de ces dernières années certaines écoles n'ont pas fait le plein ( souvent les mêmes !). Que faut il en penser ????

audoubert.

C 'est peut_être tout simplement lié au prix !! que faut _il penser de ces écoles ou avant tout c'est le porte monnaie qui donne la premiére clef ! et non les compétences des élèves

Jack.

Audoubert --> va faire une classe prépa, intègre une top école supérieure de commerce (comme moi et autres méritants) et après on reparlera de qui a les compétences. C'est pas toi qui a passé 2 (voire 3) années à travailler comme peu de gens le font ne serait-ce qu'une fois dans leur vie pour intégrer ces écoles. Alors certes on pourrait discuter du prix de ces écoles qui dissuade certaines personnes...mais si tu as l'argent, et pas les compétences, tu ne rentreras pas, point. Amicalement, et en signe de ras-le-bol de ce mythe crée par des gens incapables de rentrer eux-mêmes dans ces écoles qu'ils passent tant de temps à démonter.

Thomas.

C'est malheureux à dire, mais les ESC qui ne remplissent pas sont aussi les moins exigeantes dans leur recrutement (regardez leur barre aux concours HEC)...

oceano.

L'analyse me semble un peu erroné ! Le titre de l'article veut choquer (un quart, 25%, quel hécatombe) mais lorsqu'on regarde le tableau, la réalité est différente de ce que laisse transparaître le VP de l'EM Normandie. Si l'on fait la liste des établissements qui ne remplissent pas, on retrouve bien l'EM Normandie, l'ESC Pau, l'Inseec BS, l'ESC la Rochelle, l'ISG et l'ISCID-CO. Et pour les autres ? Il s'agit d'écoles de 1e rangs qui recrutent sans marges de sécurité (ENS, HEC, et Neoma pour son concours prépa littéraire). Ce n'est donc pas une conséquence d'une augmentation de places mais une décision politique des directions de ces écoles d'une part, et le jeu des désistements d'autre part. Reste donc les 6 écoles qui ne remplissent pas faute de candidats (rang du dernier affecté proche de la liste admis+complémentaire) : - l'ISCID-CO n'a de mémoire intégré aucun élève ou un seul par promotion depuis plus de 5ans (voir même plus) - L'ESC Pau a souffert cette année d'une crise à propos de son visa (risque de non renouvellement), enchaîne les directeurs, et voit récemment dans la presse s'afficher une crise ouverte avec la CCI - L'INSEEC et l'ESG restent des écoles privées lucratives, dont l'image est enore à construire (difficile de se dire que l'on met de l'argent dans la poche d'un actionnaire alors que les autres écoles "sponsorisent" les étudiants grâce aux financement des CCI) - Reste La Rochelle et Normandie. Ont-ils réalisé une mauvaise campagne "admissibles" ? Y a-t-il d'autres problèmes que je n'ai pas vu passer dans la presse ? Ouvrent-ils trop de places à ce concours prépa ? (pour mémoire, il n'y a que 55 places à Troyes -qui boucle-, contre 110 pour La Rochelle et 75 en Normandie !) Pour s'en convaincre, il faudrait regarder d'autres écoles de rang similaire : l'ESC Dijon et l'ESC Troyes se payent le luxe de remplir confortablement avec une marge de 200 places entre le dernier intégré et le nombre de personnes admis (en liste principal ou complémentaire). L'analyse de M Jean-Christophe Hauguel peut donc expliquer l'effet de masse du non-replissage de certaines écoles, dont la sienne, mais la typologie des écoles concernées devraient plutôt laisser penser à des phénomènes internes qu'à un problème "d'aspiration des candidats par le haut"...

gibertie.

Bonne analyse; la politique de recrutement de l'EM et de l'EDHEC a de lourdes conséquences à défaut d'augmenter le nombre de CPGE Quant au recrutement en AST2, il n'est pas évident Ajoutons enfin l'effet perturbateur de classements fantaisistes http://pgibertie.com/