Skema : premier bilan, trois ans après la fusion

Caroline Franc
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Réussie selon sa directrice Alice Guilhon, la fusion, qui a donné naissance il y a trois ans à Skema Business School, a coûté 4 millions d'euros... mais n'a pas encore permis à l'école de se hisser dans les premières places des classements.

L ’enfant Skema se porte bien, poursuit sa croissance sans encombre et ne manque pas de projets pour l'avenir. C'est le message qu'Alice Guilhon, sa directrice générale a souhaité faire passer, le mardi 27 novembre 2012, lors de la présentation du bilan de la fusion opérée il y a trois ans entre l'ESC Lille et le Ceram.

La greffe a bien pris, assure Alice Guilhon, qui, en plus d'un bilan détaillé de cette opération, esquisse les développements futurs de l'école, au nombre desquels figurent l'ouverture d'un nouveau campus au Brésil en 2014/2015, l'installation du siège social à Paris, la finalisation d'une “joint school” en Chine sur le campus de Suzhou, ou l'obtention de l'accréditation AACSB (Association to Advance Collegiate Schools of Business). Avec un objectif : dénombrer prochainement 8.000 étudiants.

Deux campus aux États-Unis et en Chine

“L'école compte aujourd'hui plus de 6.400 étudiants répartis sur les trois dynamiques continents, Asie, Europe et Amérique”, indique Alice Guilhon. Au rang des indicateurs prouvant le succès de la fusion, la directrice générale cite le nombre de nationalités d'étudiants en nette augmentation : 100 contre 40 en 2009. Le corps professoral s'est lui aussi étoffé avec le recrutement de 28 professeurs.

Après avoir installé son nouveau campus à Raleigh aux États-Unis en 2010, Skema est en outre “l'unique école française à posséder deux campus en propre, autofinancés”, et à détenir le “Licensing”, qui atteste de la conformité des programmes proposés avec les standards de qualité du système universitaire de Caroline du Nord. Autres sujets de satisfaction : la réaccréditation Equis en 2011, et l'alliance scellée en juillet 2012 avec la Strathclyde Business School, qui laisse entrevoir de futurs programmes conjoints.

Un COÛT de 4 MILLIONS D'EUROS

Sur le plan financier, la directrice générale de Skema l'affirme également, “tout va bien”. Bien sûr, confie-t-elle, la fusion a eu un coût, que l'école chiffre aujourd'hui aux alentours de 4 millions d'euros. “Mais contrairement à ce que certains ont pu sous-entendre, nous n'avons aucun problème budgétaire.” Et de brandir une augmentation substantielle du budget de la business school, passé de 46 millions d'euros en 2009 à 62 aujourd'hui.

Et si c'était à refaire ? “Nous donnerions sans doute un peu plus de temps à nos collaborateurs”, admet la directrice. Mais mise à part “la grogne d'une quarantaine d'étudiants du campus lillois l'année dernière, nous n'avons rencontré que très peu de mécontents”, ajoute Alice Guilhon, qui avance un taux de satisfaction des étudiants de 85 %.

dernière phase avant l’accréditation AACSB

Seule ombre au tableau en revanche, la stagnation de l'école dans les classements et sa difficulté à intégrer le cercle très fermé du Top 10. Interrogée sur le sujet, Alice Guilhon concède en effet “que la dynamique de Skema, notamment à l'international, ne se voit pas récompensée par les rankings”. Une explication selon elle : une inadéquation des critères avec les choix de développement de l'école.

“La création de campus à l'étranger par exemple ne semble pas valorisée”, regrette-t-elle. Par ailleurs, le fait de ne pas encore avoir obtenu l’accréditation AACSB est aussi un obstacle : “Nous avons perdu un an à cause de la fusion, mais nous sommes actuellement dans la dernière phase de la procédure”, affirme-t-elle, confiante.


Caroline Franc | Publié le

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