Studialis, l'ambition de se faire un nom

Céline Manceau
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Le campus Cluster Paris Innovation du groupe Studialis
Le campus Cluster Paris Innovation du groupe Studialis // ©  Etienne Gless
Nouveau volet de notre série d'été sur l'enseignement supérieur privé avec Studialis, le groupe qui rassemble le plus d’écoles. Toutes sont tournées vers le management ou les arts et la création, avec une volonté affichée de mixer ces disciplines pour favoriser l’innovation. Un fil rouge qui doit faire émerger la marque Studialis.

Les 24 écoles qui composent le groupe Studialis et rassemblent près de 20.000 étudiants n'ont pas été rachetées par hasard. Son fondateur, Laurent Tran Van Lieu, a choisi de réunir des établissements dont les formations font appel, pour les unes au cerveau droit (les écoles du domaine artistique) et pour les autres au cerveau gauche (les écoles de management). "Nous voulons décloisonner l'enseignement", résume ce fils d'enseignants, avant d'ajouter : "Notre modèle, c'est Stanford et la Silicon Valley. Ce qui leur permet d'être innovants, c'est la combinaison de la technique, du marketing et du design. Cet écosystème, nous le reproduisons."

Concentrer l'innovation au cœur de Paris

À la rentrée 2014, Studialis a ouvert un campus cluster de 9.000 m2, au cœur de Paris. Celui-ci accueille Paris School of Business (la première école du groupe, puisque Studialis est né en 2008 avec le rachat du groupe ESG) et la Web School Factory, créée en 2012. Celle-ci est destinée à former des managers du numérique. Sur place, se trouve aussi l'Innovation Factory, une association qui doit impulser des projets innovants en mode collaboratif. Elle fédère des think tanks, des représentants de grandes entreprises, des start-up, des étudiants du groupe mais aussi d'autres établissements – 15 élèves de Centrale Paris vont y passer six mois l'an prochain. L'autre école fortement associée à l'innovation dans le groupe, c'est Strate College, située à Sèvres.

Dans les autres écoles de Studialis, cette volonté de créer des synergies se décline en offrant, par exemple, aux étudiants de changer d'établissement pendant une semaine : ce sont les sharing weeks. "Nos formations sont complémentaires : on peut construire un enseignement sur le leadership avec des professeurs de PSB et du Cours Florent", développe Laurent Tran Van Lieu, qui assure avoir mis sur pied une trentaine de combinaisons de partenariats entre ses différentes écoles.

Exporter la french touch

Depuis que le fonds d'investissement Brégal l'a contacté en 2008 pour solliciter son avis sur leur implantation en France, Laurent Tran Van Lieu n'a eu de cesse de créer les conditions de la complémentarité au sein de Studialis. "Nos formations n'ont pas pour unique but de former à un métier pointu mais de préparer nos jeunes à l'innovation, c'est essentiel que leur employabilité soit durable. Cette ‘french touch’, nous voulons maintenant l'exporter pour écrire un nouveau chapitre de l'histoire du groupe dans les dix prochaines années", annonce-t-il.

Notre modèle, c'est Stanford et la Silicon Valley.
(L. Tran Van Lieu)

Peu habitué aux médias, ce diplômé d'HEC, qui laissait volontiers à ses directeurs d'école le soin d'occuper le devant de la scène, prend désormais la parole pour faire de Studialis une marque à part entière, appelée à franchir les frontières de l'Hexagone. En Asie et en Afrique francophone, comme beaucoup de groupes privés, mais aussi en Europe, avec des acquisitions en perspective pour compléter le bouquet d'écoles.

Pourtant, la rumeur dit que Studialis est à vendre. "Pas du tout, dément Laurent Tran Van Lieu, mais il est vrai que nous sommes en quête de nouveaux investisseurs pour nos projets de développement et que nous réfléchissons à une ouverture du capital." Le message est passé.



Céline Manceau | Publié le

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jonathan.

la silicon valley et stanford ... sans une école d'ingénieur ... AHAH.