Un réseau social pour la communauté universitaire de Toulouse 2 Jean-Jaurès

Frédéric Dessort
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L'université toulousaine de sciences humaines lance Bee Api, un réseau social pour "Apprendre en partageant ses intérêts". Au bout de deux mois, les usages démarrent lentement. Mais sûrement ?

Les pédagogies de demain mêleront-elles virtuel, collaboratif et interdisciplinaire ? À cette question, l'université de Toulouse Jean-Jaurès apporte une réponse originale, baptisée Bee Api pour "Apprendre en partageant ses intérêts". Destiné à l'ensemble de la communauté universitaire, ce réseau social est un espace d'échanges sur des thèmes touchant de près ou de loin aux disciplines enseignées dans l'établissement.

"Il s'agit de développer une forme d'apprentissage en réseau ouvert et sans contrainte pédagogique", explique Éric Ferrante, ingénieur d'études à la DTICE (Direction des technologies de l'information et de la communication pour l'enseignement) (25 collaborateurs).

Concrètement, API permet de créer facilement des groupes de discussion. Parmi les premiers lancés : "Ça se passe à la BUC" (Bibliothèque universitaire centrale), "Ressources en science et psychologie cognitive", ou encore "Danses indiennes" (créé par une étudiante)... Les sujets débattus peuvent également concerner des articles d'actualité, des blogs, des romans... Avec un mot d'ordre énergique : "Faites partager vos coups de cœur ou coups de gueule, débattez sans concession, affûtez vos arguments, donnez des mots à vos passions."

Une approche complémentaire de Moodle

L'université n'en est pas à sa première expérience en matière de TICE. Chaque enseignant dispose notamment d'un espace Moodle. "Je vois une complémentarité entre les deux plates-formes : Moodle permet un travail en ligne directement lié aux formations, tandis que Bee Api est plus transverse et offre une liberté complète de sujets d'apprentissage", observe Fabrice Corrons, enseignant-chercheur en langues étrangères. Convaincu que, dans le futur, l'enseignement sera hybride, associant présentiel et collaboration en ligne, il entend tester la plate-forme pendant six mois avant d'envisager un usage pédagogique.

Sur le plan technique, la DTICE a choisi la plate-forme Elgg, dédiée à la création de réseaux sociaux en mode open source, ce qui a permis de faire l'économie d'une licence logicielle. En termes budgétaires, le projet a représenté six mois du salaire d'un agent BIATSS.


Frédéric Dessort | Publié le