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Valérie Pécresse veut mesurer l’ouverture sociale des écoles et des universités

Vincent Poumier
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Valérie Pécresse a annoncé, le 8 juin 2010, la mise en place dès 2011 d’un « indicateur de performance sociale » des écoles et universités. Elle compte ainsi les inciter à ouvrir plus largement leurs recrutements aux boursiers.

Lier les subventions à l'ouverture sociale

Ce nouvel « outil de pilotage » devrait permettre de fixer des objectifs pluriannuels aux établissements et d’en mesurer les progrès. Fidèle à son credo de valorisation de la performance, la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche précise que l’indicateur « sera pris en compte dans […] le contrat d’établissement ». Une partie des subventions sera ainsi attribuée aux établissements en fonction des moyens déployés et des progrès réalisés en vue de l’ouverture sociale. « Notre objectif est de moduler les moyens en fonction des initiatives prises pour l’égalité des chances » ajoute-t-elle sans en préciser les modalités d’application.

Réaliser les 30% de boursiers dans les grandes écoles

L’indicateur de performance sociale prendra en compte « l’accueil et la réussite des étudiants boursiers » au sein des universités et des grandes écoles, ainsi que leur insertion professionnelle à la sortie. Après avoir atteint la barre des 30 % de boursiers dans les classes préparatoires, la ministre compte désormais sur cet outil pour la franchir dans les grandes écoles et éteindrela polémique que l’annonce de ses objectifs avait suscité en décembre 2009. La Conférence des Grandes Ecoles (CGE) avait alors exprimé sa crainte de voir les quotas de boursiers faire baisser le niveau général des écoles et mettre fin au « véritable mérite républicain ».

Centrale, « une école exemplaire »

Valérie Pécresse a choisi la réunion d’échanges sur l’ouverture sociale et l’égalité des chances organisée par Centrale Paris pour faire son annonce. « Centrale est la preuve qu’on peut être un temple de l’excellence et en même temps faire de l’ouverture sociale une priorité », a-t-elle souligné en précisant que l’école d’ingénieur était passée de 11 % de boursiers à la rentrée 2007 à 17 % en 2009. Elle affirme même vouloir s’inspirer des méthodes pédagogiques utilisées par les élèves de l’école en tant que tuteurs dans le cadre des Cordées de la Réussite pour « intégrer les nouvelles pédagogies dans la réforme du lycée ».


Vincent Poumier | Publié le

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