Vincent Peillon veut un plan de recrutement de 5 000 emplois dans le supérieur

Jessica Gourdon et Sylvie Lecherbonnier
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Vincent Peillon
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"Je souhaite qu'il y ait un plan de recrutement dans l'enseignement supérieur. Je peux fixer ce plan, à ce stade, à 5 000 emplois", annonce Vincent Peillon, lors d'une rencontre organisée par l'Ajé (Association des journalistes education), vendredi 27 janvier.

Chargé de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche dans l'équipe de campagne du candidat socialiste, l'ancien professeur de philosophie propose que ces postes fassent partie des 60 000 créations annoncées. François Hollande devrait faire un discours sur l'enseignement supérieur, début mars.

Réviser la LRU

Si François Hollande est élu, les socialistes comptent réviser la LRU. "Il y aura une nouvelle loi cadre", indique Vincent Peillon. Pour les préparer, des assises seront organisées rapidement, probablement avant l'été 2012.

"Cette loi devra résoudre les problèmes de gouvernance et de financement des universités, déclare Vincent Peillon. Notre sujet n'est pas d'abroger la loi LRU mais qu'est-ce qu'on met à la place." Les questions financières préoccupent le socialiste : "Les investissements d'avenir seront tous affectés en mai 2012. Quant au plan campus, il s'agit d'une bombe à retardement".

Vincent Peillon souhaite aussi initier une réforme du premier cycle universitaire, en améliorant notamment le taux d'encadrement des étudiants dans les licences. "La sélection en master est également une vraie question", avance-t-il.

Réformer la mastérisation

La formation des enseignants sera un des gros chantiers des socialistes. C'est d'ailleurs ce projet qui leur permet de justifier un ministère unique, réunissant éducation et enseignement supérieur.

S'il reste attaché à la formation des enseignants à l'université, Vincent Peillon évoque la piste d'un pré-recrutement de certains enseignants "en L3 ou M1", afin de susciter davantage de vocations. Ce pré-recrutement permettrait à certains jeunes de se faire financer leurs études.

Le CIR en ligne de mire

Pour dégager de nouveaux moyens, le Crédit Impôt Recherche (5 milliards d'euros par an) est dans le viseur des socialistes. "Il y a de l'argent à prendre" dans ce domaine, assure Vincent Peillon. La question de la reconnaissance du statut des docteurs dans les conventions collectives et les grilles de la fonction publique est également au programme. 

Sur la question de l'intégration des prépas et des grandes écoles dans les universités, Vincent Peillon s'est montré très prudent. "Il faut favoriser les passerelles, toutes les discussions qui conduisent à un rapprochement seront les bienvenues." Mais aucune décision radicale n'est annoncée.

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