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Le palmarès 2013-2014 des écoles de commerce postbac : un classement sur-mesure pour les lycéens

Marie-Anne Nourry
Publié le
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Le Cesem, l'Ieseg et le BBA Essec © Jessica Gourdon / Ieseg / Essec
Le Cesem, l'Ieseg et le BBA Essec © Jessica Gourdon / Ieseg / Essec

L'Etudiant publie mardi 15 octobre 2013 le palmarès 2013-2014 des écoles de commerce postbac. Avec une évolution majeure cette année puisqu'il ne s'agit plus de présenter un ranking, mais un classement personnalisé, visant à répondre au mieux aux attentes des lycéens.

Alors que la version classique du palmarès était construite à partir de 17 critères affectés d'un coefficient, la nouvelle formule comporte une cinquantaine d'indicateurs, indépendants et de même valeur. Ils sont regroupés au sein de grandes familles : "Excellence académique", "Proximité avec les entreprises", "Ouverture internationale", "Origine des élèves", "Débouchés", etc.

Dans la famille "Reconnaissance académique", on retrouve par exemple les indicateurs liés aux labels des écoles, et dans la famille "Ouverture internationale", ceux relatifs aux séjours à l'étranger ou aux professeurs internationaux. La famille "Origine des élèves", quant à elle, réunira des indicateurs concernant la sélectivité de l'école et les séries du bac des intégrés.

À ces indicateurs classants, nous en avons ajouté d'autres, non classants, tels que les frais supplémentaires demandés pour les départs à l'étranger.

l'avis des diplômés désormais pris en compte

Une famille entière va être consacrée à l'avis des élèves. Pour cela, nous avons mené une enquête inédite auprès des diplômés 2009 et 2012 des différentes écoles. Nous les avons interrogés sur leur situation professionnelle, leur salaire et nous avons sollicité leur avis sur plusieurs points concernant leur établissement d'origine (locaux, qualité des cours, vie associative, etc.).

"Ce sondage, effectué en partenariat avec la junior-entreprise de l'ENSAI, a permis de mesurer pour la première fois des indicateurs qui reflètent la satisfaction des élèves", précise Emmanuel Davidenkoff, directeur de la rédaction de l'Etudiant.

A chacun de choisir ses critères

Face à cette multitude critères, les jeunes sont guidés pour élaborer leur propre palmarès. "Chaque visiteur commence par choisir, parmi plusieurs profils de référence, celui qui correspond le mieux à son projet d'études", explique Emmanuel Davidenkoff. Parmi la quinzaine de profils de référence, vous trouverez notamment l'excellence académique et les labels, les accords internationaux de haut niveau, la possibilité de suivre un cursus rémunéré, le coût de la scolarité ou encore les débouchés.

"Avec ce nouveau système, l'Etudiant ne prescrira pas les mêmes écoles à tous les élèves, poursuit Emmanuel Davidenkoff. Il se fondera sur les attentes de chacun." Ainsi, nous avons conseillé des écoles différentes à Margaux, Valentine et Raphaël, les trois lycéens qui ont accepté de tester notre outil en avant-première.

Dans le trio de tête du palmarès de Margaux, la bonne élève, caracolent l'IESEG (Lille, Paris), le BBA ESSEC (Cergy) et l'ESPEME (Lille, Nice). Pour Valentine, qui rêve d'étudier à l'étranger, quatre écoles arrivent ex æquo à la première place : le BBA ESSEC, le CESEM (Reims), le CeseMed (Marseille) et l'EBP International (Bordeaux). Quant au top 3 de Raphaël, qui a hâte d'entrer dans le monde de l'entreprise, il est composé du BBA ESSEC (Cergy), de l'IPAG (Paris, Nice) et de Novancia (Paris).

L'Etudiant ne prescrira pas les mêmes écoles à tous les élèves. Il se fondera sur les attentes de chacun

Trois groupes de valeurs relatives

Les établissements ne sont plus hiérarchisés selon un ordre unique mais ont un classement par indicateur. Ceux-ci sont répartis en trois groupes, selon leur valeur relative. Ainsi dans nos classements, pour chaque indicateur, il est associé au groupe des écoles les plus fortes 3 points, au groupe des moyennes 2 points et au groupe des moins élevées 1 point (consulter la méthodologie sur letudiant.fr).

Attention, il s'agit d'une valeur relative ! "Si une école figure dans le dernier groupe pour un indicateur, cela ne signifie pas forcément qu'elle est faible, prévient Emmanuel Davidenkoff. Elle peut y être bonne mais cependant être moins performante que les autres sur ce point précis."

Vous pouvez retrouver les meilleures écoles, sur une sélection d'indicateurs, dans nos miniclassements au sein desquels nous les avons mises en valeur.

D'ici quelques semaines, chaque jeune pourra en outre ajouter au profil de référence qu'il aura choisi les critères qui lui semblent importants, ou éventuellement en ôter. En complément, il sera possible de filtrer le résultat en fonction du (ou des) concours visé ou du niveau scolaire. De manière à ce que chacun obtienne ainsi son palmarès personnalisé.

Lire l'intégralité du dossier sur letudiant.fr

Quelques exemples de palmarès personnalisés en fonction du critère retenu

Les lycéens ont désormais la possibilité de sélectionner le critère qui leur semble le plus important pour choisir leur école, parmi une liste de 20 items. Voici six déclinaisons du classement 2013-2014 des écoles postbac,  selon le domaine choisi :

* L'excellence académique : les indicateurs sont les labels de qualité nationaux et internationaux, le nombre d'étoiles CNRS par professeur, le pourcentage de professeurs internationaux d'excellence, la moyenne au bac des admis renseigne sur le niveau scolaire des élèves.

* L'excellenceinternationale : pour mesurer l'excellence internationale, nous nous sommes basés sur les labels internationaux (EQUIS, AACSB, Epas) et le pourcentage de professeurs d'excellence. Nous y avons ajouté le nombre d'accords d'excellence proposés à l'ensemble des élèves, et le nombre d'élèves partant par accord accrédité, pour savoir s'ils partent en petits groupes.

* La proximité avec les entreprises : sont ici pris en compre le nombre d'entreprises de plus de 1.000 salariés présentes aux forums-entreprises, l'avis des diplômés sur les relations avec les entreprise et la préparation à la vie professionnelle, le pourcentage des étudiants en apprentissage ou en contrat de professsionnalisation, et enfin le salaire des diplômés 3 ans après la sortie.

* La sélectivité des formations : ce classement se fonde sur le rang du dernier admis par rapport au total de candidats et la note moyenne au bac obtenue par les intégrés.

* L'ouverture internationale : les indicateurs sont la durée minimale passée à l'étranger durant le cursus (en stages, en missions ou en séjours d'étude), l'offre en matière d'échanges internationaux et le nombre d'étudiants partis par accord, mais aussi la part de professeurs internationaux et enfin le pourcentage d'étudiants étrangers sur le campus de l'école.

* Le faible coût de la formation : pour déterminer les écoles pour petits budgets, nous avons pris en compte le montant annuel des frais de scolarité, la part d'étudiant en alternance, qui sont rémunérés, les aides de l'école et la part de boursiers.


Marie-Anne Nourry | Publié le

Vos commentaires (5)

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Rica.

Quand sera publié le classement des écoles post-prépa?

Christophe.

Un classement sur mesure, qui permet de mieux répondre aux attentes des étudiants. Les étudiants et diplômés des écoles qui témoignent et jugent, légitimé assurée pour les résultats. Plus clair, plus objectif !

Hurley.

L'IESEG, le BBA de l'Essec et l'Espeme dans les mêmes résultats? On passe un peu du coq à l'âne tout de même, pourquoi pas l'IPAG avec tant qu'on y est !

Christophe.

Effectivement, je comprends mal le post bac+4 et post bac+5 Grade Master mélangé. L'Ipag y est bien entendue, c'est une très bonne école post bac+5 ! Hâte de voir le classement de la recherche sur EducPros cette année !

Christophe.

*bien entendu (clavier du téléphone :/)

Ludovic.

L'accréditation AACSB (681 établissements) n'est pas un gage de "haut niveau", elle vérifie simplement le fait qu'une université atteint une série de critères académiques. Les plus grandes universités américaines ne jugent pas utile d'obtenir l’accréditation AACSB. L'utilisation de ce critère procède de la même confusion notée par Luc entre "international" et "excellence".

Luc.

Initiative très intéressante. Cependant, j'ai un vrai problème avec la manière dont on évalue la performance académique: " le pourcentage de professeurs internationaux d'excellence". Et quid du le pourcentage de professeurs nationaux d'excellence ???? IL y a un biais absolument sidérant à considérer qu'un prof international est un prof d'excellence ! Tout comme les Français, il y a de bons profs et de mauvais profs parmi les internationaux, tout comme il y a de bons chercheurs et de mauvais chercheurs dans les deux catégories ! Que l'on parle de prof internationaux, OK, le critère ne me pose absolument aucun problème. Mais qu'on assimile ces derniers à des profs d'excellence est juste délirant ! Dans ce cas, il suffit à un prof Français d'aller à l'étranger pour devenir un professeur d'excellence ! Ce type d'appellation a un côté particulièrement démoralisant relevant du French Bashing (quelle ironie d'utiliser une expression anglo-saxonne dans ce contexte :-)) vis à vis de profs Français qui seraient, eux aussi, "d'excellence" !

Marie-Anne Nourry.

C'est une remarque judicieuse qui appelle une précision : dans notre méthdologie, nous distinguons deux indicateurs, "professeurs internationaux d'excelllence" et "professeurs internationaux". Nous considérons comme "excellents", les professeurs qui ont obtenu leur Ph.D dans une université étrangère de haut niveau, c'est à dire accréditées Equis, AACSB et/ou figurant dans le classement de Shanghaï. Et non, comme cela semble avoir été compris, l'ensemble des professeurs internationaux !

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