Le(s) rôle(s) des community managers dans l'enseignement supérieur


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Les établissements d’enseignement supérieur soignent leur présence en ligne. Ce mouvement est en plein essor dans les universités, notamment suite à la loi LRU. Devenues autonomes, elles se doivent de fédérer une solide communauté d’étudiants et d’anciens afin d’installer leur marque dans un secteur concurrentiel, de faire vivre un réseau professionnel dynamique et, à terme, de lever des fonds auprès des alumni. Dans les écoles de commerce et d’ingénieurs généralistes, la présence sur la toile est dans la droite ligne de la tradition de communication des établissements.

L’ESEN (École supérieure de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche) a ouvert cette année une formation “animation professionnelle d’une communauté universitaire par des moyens numériques” afin d’accompagner ce mouvement. “Il s’agit d’un métier émergent, à la frontière des métiers du Web (40 % des participants) et de la communication interne – ou externe – des établissements (60 % des participants), qui réclame une professionnalisation des acteurs sur ce double champ”, explique Isabelle Oblet, secrétaire générale de l’ESEN. La formation se déroule sur deux modules de deux jours et propose des mises en pratique concrètes. Une vingtaine d’établissements se sont inscrits pour cette session de formation afin de “professionnaliser leurs personnels”. Il reste difficile de savoir combien d’écoles et d’universités ont franchi le pas de la présence en ligne. Selon Fleur Malouines, community manager de Agrocampus Ouest, les écoles d’ingénieurs spécialisées seraient encore assez peu intéressées, alors que les écoles de commerce, les écoles d’ingénieurs généralistes et les universités s’en occupent depuis deux à cinq ans. Mais chaque établissement met en place une stratégie numérique différente et cohérente avec sa politique générale. Tour d’horizon.

Un dossier réalisé par Olivier Monod
Mai 2012


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