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Portrait d'université : Stendhal-Grenoble 3, les langues sur le devant de la scène


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Université Grenoble 3 Stendhal © Université Stendhal
Université Grenoble 3 Stendhal © Université Stendhal

Enseigner les langues autrement. C'est l'axe stratégique de Stendhal-Grenoble 3, "l'université des humanités", qui compte près de 12.000 étudiants en langues, lettres et arts. Un challenge dans le contexte grenoblois, où le mode de rapprochement des universités reste toujours incertain. Nouveau volet de notre série "Portraits d'universités".


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Catherine Boving - Ravenne - Italie.

Dommage! C'est une très belle langue. Il existe beaucoup de débouchés dans le tourisme, qui est aussi mon secteur. Il est vrai que les Néerlandophones ont souvent une bonne connaissance de l'anglais, de l'allemand ou du français, mais pour par exemple la visite guidée d'une ville ou d'un musée, ils ont néanmoins toujours une grande préférence pour un service fourni dans leur propre langue.

de Klerk Peter.

Je suis maître de conférences de néerlandais à l'université Stendhal depuis 41 ans. J'ai créé une option de néerlandais puis un enseignement de langue et de civilisation en Langues Etrangères Appliquées, en combinaison avec l'anglais et l'allemand. Cependant, contrairement aux belles paroles de notre Présidente, les étudiants désirant s'inscrire en néerlandais LEA en étaient dissuadés au motif qu'ils ne pourront pas trouver de travail et que l'enseignement risquait d'être fermé faute d'étudiants, le fameux cercle vicieux donc. Je tiens d'ailleurs à la disposition de tous un mail récent d'un de mes anciens étudiants qui, après avoir été dissuadé de faire du néerlandais, a perdu un an, a persisté et a finalement trouvé du travail grâce au néerlandais. Récemment encore, une étudiante venant de la Guyane pour étudier le néerlandais à Grenoble, devait s'inscrire à une autre matière. Pourtant, sur le site figurait bel et bien l'enseignement du néerlandais.Bref, une politique des langues désastreuse basée sur la rentabilité qui fera disparaître un grand nombre de langues peu enseignées en France. Des groupes mélangeant LEA, options et étudiants Erasmus fonctionnaient très bien. La situation actuelle : plus de néerlandais en LEA, les étudiants Erasmus ne comptent pas et je suis sommé d'abandonner mon enseignement pour d'autres activités, au risque de voir mon salaire diminué, dixit la lettre de la Présidente ! Bref, une vision désastreuse des langues. Peter de Klerk