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Daniel Filâtre : "Nous devons mettre en place une véritable formation continue des enseignants"

Isabelle Dautresme
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Le site de Saint-Germain-en-Laye de l'Espé de Versailles.
La formation des enseignants, initiale et continue, figurera en bonne place dans le plan académique qui sera présenté à l'été 2016. // ©  Marie-Anne Nourry

Mieux former les enseignants et améliorer la réussite en licence : telles sont les priorités de Daniel Filâtre pour l'académie de Versailles. Le président du comité de suivi des Espé a pris la tête de la plus grosse académie de France en septembre 2015.

Daniel Filâtre - Recteur de l'académie de VersaillesVous êtes à la tête de l'académie de Versailles depuis septembre 2015, qu'est ce qui vous a le plus surpris en arrivant ?

Ce qui caractérise l'académie de Versailles c'est, d'une part, sa taille et, d'autre part, le caractère englobant de la région Île-de-France. C'est particulièrement vrai concernant le bac -3/+3. Une part non négligeable de bacheliers de l'académie de Versailles poursuivent leurs études à Paris et réciproquement. Conséquence : le continuum lycée-université doit être pensé au niveau académique bien sûr, mais aussi au niveau régional, avec les recteurs des académies de Paris et de Créteil.

Quels sont les points faibles de l'académie ?

L'une des difficultés de l'académie de Versailles est liée à la diversité des territoires. Une zone urbaine caractérisée par des CSP plutôt élevées jouxte des territoires aux nombreuses fractures sociales. Ce qui n'est pas simple à gérer. Nous devons, à travers la politique d'éducation prioritaire, veiller à réduire ces écarts.

Une autre difficulté tient à la politique des ressources humaines. L'académie compte environ 10.000 jeunes enseignants qu'il faut former non seulement en formation initiale, mais aussi au cours des deux années qui suivent leur titularisation.

La formation ne doit cependant pas s'arrêter là. Après cinq ou dix ans d'exercice, l'enseignant plus expérimenté doit pouvoir avoir accès lui aussi à des modules d'approfondissement. Nous devons mettre en place une véritable formation continue sur le modèle de la formation initiale. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui.

Ces deux points : l'éducation prioritaire et la formation des enseignants figureront en bonne place dans le plan académique qui sera présenté à l'été 2016.

L'Espé de Versailles connaît une mise en route difficile. Deux ans après sa création, l'école est toujours à la recherche d'un directeur. Cette crise de gouvernance est-elle en voie de règlement ?

La mise en route de l'Espé a effectivement été longue et difficile. Depuis six mois, elle est pilotée par les présidents des universités membres. Ils avaient pour mission d'intégrer l'institut d'éducation (IE) dans l'Espé, de définir un schéma de gouvernance nécessairement complexe dans une académie comprenant cinq universités et trois Comue, et de mettre en place une équipe de direction stabilisée. L'intégration de l'IE dans l'Espé est effective depuis début 2016.

Quant au schéma de gouvernance, il devrait être calé prochainement. L'appel à candidature pour le poste de directeur a été lancé. Malgré ces difficultés, la rentrée 2015 s'est bien passée. Les stagiaires ont été accueillis dans de bonnes conditions et ne semblent pas avoir ressenti les crispations liées à la gouvernance.

Concernant la formation à proprement parler, nous devons renforcer son caractère professionnel. L'attribution par le rectorat de moyens supplémentaires à la rentrée 2016 dépendra de la qualité du projet que nous soumettra l'Espé.

L'attribution par le rectorat de moyens supplémentaires à la rentrée 2016 dépendra de la qualité du projet que nous soumettra l'Espé.

Comment comptez-vous améliorer la réussite des étudiants dans les premières années de l'enseignement supérieur ?

Dans l'académie, nous avons trop de jeunes qui se retrouvent dans des formations où ils ne peuvent pas réussir et qui "perdent" leurs premières années.

Il est urgent d'améliorer l'orientation. Pour cela, nous devons fournir un gros travail d'information auprès des élèves bien sûr, mais aussi et surtout auprès des cadres de l'éducation nationale. Charge à eux ensuite de diffuser l'information aux équipes enseignantes qui seront ainsi plus à même de renseigner et conseiller les élèves, notamment dans leurs démarches sur APB.

Qu'attendez-vous des établissements d'enseignement supérieur ?

Qu'ils aillent dans les lycées présenter leurs formations, discuter avec les élèves et les enseignants du secondaire. Il faut également prioriser l'accueil des bacheliers pro en STS et garantir leur réussite. Sur l'académie, ils représentent environ 30% des effectifs de STS. Il faut poursuivre dans cette voie.

Pour les bacs techno en IUT, en revanche, nous sommes en panne.
Il y a un gros travail à faire avec les directeurs d'IUT et les présidents d'université au niveau interacadémique, quitte à aller vers des quotas. Je suis déterminé à ce que les choses évoluent. Il faut au moins un tiers de bacheliers technologiques dans les IUT. Avec seulement 20% aujourd'hui, nous en sommes encore loin.

Travailler à la réussite de nos bacheliers dans l'enseignement supérieur suppose également de rendre les parcours plus lisibles et fluides. Ce qui suppose de multiplier les passerelles et les conventions entre établissements.


Isabelle Dautresme | Publié le

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Lecoustre.

J'aimerais ajouter mon expérience d'etudiant si cela peut aider à mieux cerné le problème . J'ais était mis en bac pro car on ne ma pas offert l'occasion de redoubler au collège , plutôt moyen avec certaines difficultés et capacités non négligeable . J'ais était mis dans une case a cause d'un manque de moyen financier et des départs à la retraite sous sarkozy. Le problème vien de la politique actuel libéral économique mondial. Celle-ci empêche la justice social et donc une éducation juste et méritante pour tous . L'éducation public manque de moyen et elle achète des ipads alors qu'Apple ne paye pas sa fiscalitée . De plus le secteur privé et sa politique de placement est répugnante. Ce qui fait que les personnes de classes moyennes ce vouent abuser par ce systèmes voulus par les grands industriel les superpuissance et l'idée de mondialisation pour le bonheur de la bourgeoisi . Il est donc normal que sans égalités des chances certain qui serait capable ce retrouver pris pour des travaille sous qualifier et ou pas dans sa branche d'activité ou ces compétences à causes d'abus de la part du monde de l'entreprise . Qui concrètement dise " que les diplômes ne valent rien " pour amener à des quota de campus privés qui empêche l'éducation nationale de fonctionner aussi bien qu'elle en a les moyens et les solutions C'est donc des lois concrètes qu'il faut mettre en place pour limiter leurs quotas de privatisation . De plus j'ais pu voir l'aforp par exemple qui est moin bien équipé qu'un lycée public et beaucoup moin bien fait , qui existe pour des raisons seulement économique . Alors que ce même lycée bien équipé à cergy pourrais faire de l'alternance hébergée les jeune avec le crous et reprendre ce marcher qui ne propose aucune nouveautés. De plus les entreprise devrait avoir plus d'amende et de quota . Et les emploi sous qualifier qui ne leur permette pas de réussir celui ci proposer aux alternants mieux surveiller et banni . Car cela joue dans la perte des réussites aux examens . Certains l'entreprise devras d'abord perdre de l'argent avant que l'alternant lui en rapporte . Cette idée de bénéfice absolu à cause de la concurrence qui fait rage à cause des politiques engager sous sarkozy et reprise aujourd'hui par macron. A croire qu'on cherche à vider les caisses de l'état... A déposséder les français de leurs terre et leurs valeurs pour le progrès dans l'intérêt des ultrariche mondiaux. Mais dans le bon sens et non l'envie de profit. Une fois former le jeune sera compétent. Si on le sous paye ou qu'on ne le forme jamais vraiment à un métier et une vie mais à être vendable sur le marcher . Les entreprise fonctionne moin bien ect. La solution de formation continue des profs est la meilleure des solutions à cette transition mondial . Car tes profs ou commerçant les 2 métier sont totalement différents

Yves Pouzaint.

Monsieur le recteur , je suis désolé mais vous êtes "à coté de la plaque"...! Oui, on pourrait fortement augmenter le pourcentage de bacs technologiques en IUT à deux conditions: - que ces bacheliers souhaitent vraiment venir - que nous puissions mettre en place une année de "remise à niveau" pour certains bacheliers technologiques de niveau insuffisant, et ensuite les étudiants motivés réussiraient , mais c'est une question de moyens, toujours le même problème (nous avons fait des propositions en ce sens depuis longtemps)! La définition de quotas arbitraires en forte augmentation de bacs technologiques à l'entrée des IUTS, c'est à coup sur le changement de nature du diplôme à terme, ce qui n'est le souhait de personne. Enfin il faut tordre le cou à cette fausse vérité: Non les bons bacheliers généraux ne viennent pas dans les IUTs: ils sont dans les classes préparatoires et dans les filières sélectives ou cotées de l’Université!

lb.

Ce recteur n'a pas intégré la catastrophe des 90% de réussite au bac, ce diplôme n'a plus aucune valeur. Cette logique catastrophique mène à la notion de quotas antirépublicains dans les IUT et les BTS ....ainsi on va produire des chômeurs en dévalorisant ces diplômes et oui..

Michel Billaud.

La réponse est là : http://www.letudiant.fr/etudes/btsdut/quelles-sont-vos-chances-de-reussite-en-dut-diplome-universitaire-de-technologie.html 44 % des bac pro finissent par décrocher leur DUT (et la grande majorité en 3 ans), contre 80 % des bacheliers généraux. La réalité simple et crue, c'est qu'à de rares exceptions près, on les a envoyé en filière pro parce qu'on ne les estimait pas capables de réussir dans une filière générale. Le décalage entre les enseignements de la filière pro et la filière générale se traduit par de fortes lacunes, en connaissances et en méthodes de travail, à l'arrivée dans le supérieur, dans des formations dont le niveau d'entrée est calé sur ce que devrait maitriser un bachelier général. Les pousser dans cette voie, est-ce bien raisonnable ?

Michel Billaud.

Pourrait-on savoir - pourquoi il faudrait absolument un tiers de bac techno dans les IUT ? D'où sort ce chiffre ? - les pourcentages de réussites des 20 % qui y sont actuellement ? Combien ont leur DUT en 2 ans ? Pour les quotas, ça a déjà été décidé, et il a bien fallu constater que ça n'aboutissait pas. Une des raisons était, tout simplement, le manque de candidats venant des bac Pro.

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