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Édouard Philippe : les contrats de réussite avec les étudiants seront créés "dès la rentrée 2018"

Aurore Abdoul-Maninroudine  |  Publié le

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Le Premier ministre, Édouard Philippe, devant l'Assemblée nationale, lors de son discours de politique générale, mardi 4 juillet 2017.
Le Premier ministre, Édouard Philippe, devant l'Assemblée nationale, lors de son discours de politique générale, mardi 4 juillet 2017. // © Denis Allard/REA

Contrats de réussite étudiante, nouvelle formation pour les bacheliers professionnels et réforme du baccalauréat pour 2021... Édouard Philippe a détaillé plusieurs annonces – déjà connues – concernant l'enseignement supérieur dans son discours de politique générale, mardi 4 juillet 2017. Il s'est toutefois gardé d'aborder la question sensible du budget.

Les universités "vont connaître un choc démographique qui n'est pas neutre, avec 40.000 étudiants supplémentaires" chaque année. S'exprimant devant l'Assemblée nationale pour son discours de politique générale, mardi 4 juillet 2017, le Premier ministre, Édouard Philippe, a montré qu'il avait bien conscience du défi auquel les universités sont confrontées.

Ce qui ne l'a pas empêché de rester extrêmement vague sur les conséquences à en tirer au niveau budgétaire. "Les efforts d'investissement ne seront pas relâchés. Nous avons besoin d'universités fortes", s'est-il contenté de déclarer.

des contrats de réussite avec les étudiants en 2018

L'ancien maire du Havre s'est, néanmoins, empressé de décliner les conséquences de cet afflux démographique sur l'orientation dans le supérieur. Rappelant que le taux d'échec en licence est autour de 60 %, le Premier ministre a annoncé la création de "contrats de réussite avec les étudiants, dès la rentrée 2018". "Nous n'avons pas le droit de les orienter vers l'échec", a-t-il souligné.

Ces contrats de réussite pourraient indiquer les prérequis nécessaires pour réussir dans la filière visée, prérequis qui figuraient déjà dans le programme d'Emmanuel Macron dévoilé en mars 2017. Et qui pourraient être mis en œuvre à la rentrée 2018.

Le contenu de ce concept est d'ailleurs encore à définir, tant des visions diverses et variées coexistent pour l'instant : nul ne sait encore si ces prérequis seront indicatifs ou contraignants, s'ils s'appuieront sur les notes du bac, la filière ou encore l'engagement associatif…

Pour lutter contre l'échec en licence, "des diplômes de qualification à bac+1 pourront également être proposés après le baccalauréat professionnel", a déclaré le Premier ministre, qui a souligné l'importance de l'"intégration" entre les lycées professionnels et les filières courtes (BTS et licences pro).

Un nouveau bac pour la session 2021

À l'occasion de son discours, Édouard Philippe a également précisé la réforme du baccalauréat déjà annoncée par le président de la République. Le nouveau bac sera "resserré à un petit nombre d'épreuves" et comprendra une part de contrôle continu. En termes de calendrier, la concertation avec les syndicats lancée à la rentrée 2017 devra aboutir en 2018 pour une mise en place "complète" pour la session 2021.

Des grandes orientations qui pourraient satisfaire les lycéens, si l'on en croit le sondage exclusif réalisé par l'Etudiant en juin 2017. Ces derniers se prononcent, en effet, à une grande majorité en faveur du contrôle continu et d'un plus grand rôle de la mention au bac dans l'orientation vers l'enseignement supérieur.

D'une phrase, l'ancien maire du Havre a enfin rappelé que le gouvernement allait accompagner la transformation du paysage de l'enseignement supérieur français. Et d'assurer : "Nos grandes universités doivent continuer à se transformer, à gagner en autonomie."

Aurore Abdoul-Maninroudine  |  Publié le

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