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Les universités clermontoises optent pour la fusion

Camille Stromboni  |  Publié le

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L'université Blaise Pascal (à gauche © Jérôme Pallé) et l'université d'Auvergne (à droite © Fabienne Guimont) en route vers la fusion.
L'université Blaise Pascal (à gauche © Jérôme Pallé) et l'université d'Auvergne (à droite © Fabienne Guimont) en route vers la fusion.

Fusion. Les présidents des universités d'Auvergne et de Blaise Pascal Clermont-Ferrand ont pris leur décision : ils souhaitent que leurs établissements ne fassent plus qu'un en 2016, et entendent s'associer avec les écoles d'ingénieurs du territoire.

Ils tiennent leur conférence de presse vendredi 20 septembre 2013 pour officialiser la démarche. Les présidents des universités d'Auvergne et de Blaise Pascal Clermont-Ferrand ont fait le choix de la fusion, ensemble. L'université unique, de près de 34.000 étudiants, devrait naître à l'horizon 2016.

"Les établissements clermontois étaient déjà engagés dans une démarche de rapprochement, avec l'objectif d'aboutir à un établissement unique, avec une gouvernance unique, à l'issue du contrat quinquennal en 2016, explique Philippe Dulbecco, président de l'université d'Auvergne. Nous attendions simplement la nouvelle loi sur l'enseignement supérieur pour déterminer la modalité la plus pertinente d'y arriver."

Un souci d'efficacité et de rapidité

L'option envisagée initialement, le grand établissement, n'étant plus permise par la loi, trois possibilités s'ouvraient aux établissements : la fusion, la communauté d'universités et établissements et l'association.

Pourquoi ce choix de la fusion ? "Si l'on ne fusionne pas, il ne se passera rien. Nous voulons avancer, explique le président Dulbecco, au départ défavorable à ce mode de regroupement. Les règles du jeu ont changé, nous devons nous adapter. S'engager dans une grande université avec les écoles sous la forme d'une communauté, c'est prendre le risque de ne rien mettre en commun, et de laisser une partie des écoles – celles ne relevant pas du ministère de l'enseignement supérieur – à l'extérieur."

"Nous avons besoin de renforcer la visibilité du site clermontois, ajoute son homologue Mathias Bernard, président de l'université Blaise Pascal. Dans un contexte concurrentiel aux niveaux national et international, il faut regrouper nos forces. Une communauté aurait été source de complexité supplémentaire et de dilution de la gouvernance. Nous voulions éviter le mille-feuille pour le site clermontois."

Les deux universités ont en outre l'avantage de n'avoir que très peu de recoupements disciplinaires entre elles, ce qui simplifie la fusion.

Si l'on ne fusionne pas, il ne se passera rien (Ph. Dulbecco)

S'associer aux écoles

Côté écoles, deux modalités sont prévues. Les écoles d'ingénieurs relevant du ministère de l'Enseignement supérieur (l'Institut français de mécanique avancée et l'Ecole nationale supérieure de chimie) devraient se lier à la future université unique sous la forme de l'association. Les autres établissements du territoire qui le souhaitent pourront également s'associer.

"Notre objectif est d'entraîner l'ensemble des établissements dans le mouvement, en évitant de faire une usine à gaz avec encore une nouvelle structure, d'où l'association plutôt que la communauté avec les écoles", explique Philippe Dulbecco.

Prochaine étape : les votes des conseils d'administration des deux universités sur cette décision des équipes gouvernantes. Les présidents commencent à présenter ce projet à leurs communautés. "Nous sommes confiants", assure le président d'Auvergne.

Camille Stromboni  |  Publié le

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