On en parleESC : le palmarès 2015 de la recherche en gestion
Opinion | International

La Silicon Valley vue par... Jean-Marc Idoux

Publié le

0 commentaire

Du 9 au 15 mars 2013, EducPros a organisé un voyage d'étude dans la Silicon Valley en Californie, qui a réuni une quinzaine de participants, représentants de grandes écoles d'universités et du ministère de l'Enseignement supérieur. Cette excursion transatlantique a été l'occasion de visiter les universités de Berkeley et Stanford, de découvrir les fondateurs de MOOC (Khan Academy, Coursera) et d'échanger avec des représentants d'entreprises emblématiques du secteur (Mozilla, Linkedin). Que retenir de cette plongée au coeur de l'innovation ? Le point de vue de Jean-Marc Idoux, directeur général du groupe HEI-ISA-ISEN.

JM Idoux "Ce qui est frappant, c’est que cette Silicon Valley, qui attire tant d’aventuriers entrepreneurs du monde  entier comme à la belle époque du « gold rush », semble bâtie sur des principes simples. Le premier est très bien résumé par une citation de John Cage que nous avons retrouvée placardée sur certains murs californiens : « nothing is a mistake, there’s no win and no fail. There’s only make ». Cette culture du « faire », du « oser faire » est érigée en système. Par contre, il faut comprendre ce principe de deux manières. Premièrement c’est le « faire » dans le sens « d’entreprendre ». Il n’y a pas d’hésitation à avoir. Il faut se lancer. Pas grave si, à un moment, on trébuche. Il n’y a qu’à recommencer. L’échec n’est pas perçu comme une incompétence ou un signe de médiocrité. Il est la preuve de l’expérience, de l’esprit d’entreprendre. Là, clairement, on est bien loin de notre culture française.

Deuxièmement, le « faire » c’est le « faire vraiment ». On bricole, on fabrique, on prototype dans tous les coins de rue. Le DIY (do it yourself) est le catalyseur de la créativité, de l’invention. Ces « Fablabs » peuvent être  des sociétés spécialisées  (IDEO, SRI), ou des instituts ouverts à un très large public (Design School, TechShop). Certaines sont « non-profit ». On ressent ici la notion d’écosystème, favorable à l’innovation et à l’entrepreneuriat, largement financé par les grands comptes industriels de la Silicon Valley. Il suffit de lire à l’entrée de « Plug & Play » (immense incubateur organisé en « pavillon par pays » tellement les start-up sont nombreuses), la liste impressionnante des mécènes industriels. On change d’échelle en ce qui concerne les chiffres annoncés en fundraising.

Une ambition sans complexe

Là aussi, on ressent le décalage culturel avec notre cher continent européen. L’ambition n’est pas perçue comme faisant partie des péchés capitaux. Ici, on entreprend et on voit grand. On n’hésite pas à essayer de changer le monde. « Singularity University » et « Institute for the Future » sont deux structures « non-profit » qui accompagnent les grands comptes industriels sur cette voie. Des sociétés comme « Linked In » ou « Mozilla Corporation » le répètent à envie et l’érigent  en culture d’entreprise. Même des structures comme « Coursera », « Khan Academy » ou « Edx » de Berkeley, pionnières sur le plan mondial dans le domaine des MOOCs (Massive Open Online Course), pourtant non-profit et dans le secteur de l’enseignement, affirment vouloir changer la manière d’enseigner sur le plan mondial….

Une ambition très contagieuse et travaillée dans un écosystème bien pensé où les universités tiennent une place de choix. Et quelles universités ! Les rencontres avec Stanford et Berkeley ont permis de nous montrer et nous démontrer comment les universités peuvent être des acteurs majeurs du développement économique d’un territoire."

Lire l'intégralité du récit de Jean-Marc Idoux

Publié le

0 commentaire

0 commentaire
afficher plus de résultats
Laissez un commentaire :