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Centrale Paris et l’ESSEC signent une alliance stratégique

Sylvie Lecherbonnier
Publié le
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Bâtiment ESSEC MBA Le Galion
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Les rapprochements entre grandes écoles de commerce et d’ingénieurs s’accélèrent. Après HEC qui a intégré ParisTech à l’été 2008 et le rapprochement entre Centrale Lyon et l’EM Lyon, c’est au tour de Centrale Paris et de l’ESSEC de signer vendredi 27 novembre 2009 une alliance stratégique. Alliance qui pourra s’étendre à Supélec, également engagée avec Centrale dans un accord cadre.


L’alliance entre Centrale Paris et l’ESSEC a mis trois ans à se concrétiser et couvre l’ensemble des missions des deux établissements : formation initiale et continue, recherche, international et entrepreneuriat. Elle s’appuie sur des collaborations existantes comme le programme commun « création de produits innovants » créée en 2006. Convaincues que « les défis majeurs du 21ème siècle devront faire l’objet d’approches pluridisciplinaires », les deux écoles ont décidé de passer à la vitesse supérieure pour « former ensemble les dirigeants dont le monde a besoin ».

Un double diplôme phare entre Centrale Paris et l'ESSEC

Projet phare de ce rapprochement, un double diplôme Centrale-ESSEC se met en place. Les étudiants qui seront admis dans ce cursus alterné seront sélectionnés sur dossier et lettre de motivation au cours de leur première année en grande école. Sur une durée de cinq ans, les étudiants alterneront ensuite leurs études entre les deux écoles. Les élèves de Centrale feront leurs deux premières années d’études d’ingénieurs avant de mixer leur parcours avec les études de management. Les étudiants de l’ESSEC, eux, effectueront leur première année dans l’école de management dans un parcours orienté vers les sciences de l’ingénieur, leur seconde année à l’Ecole centrale et ensuite trois années entre les deux institutions.

« Ce sera de l’horlogerie, prévient Hervé Biausser, directeur de l’école d’ingénieurs. Nous reprenons le schéma que nous mettons déjà en œuvre dans les doubles diplômes conclus avec les universités étrangères. Il est tout à fait conforme avec les exigences de la CTI (Commission des titres d’ingénieur). » Le niveau scientifique des élèves de l’ESSEC sera regardé avec attention mais les deux institutions n’exigeront pas qu’ils soient passés par une prépa scientifique. « On peut imaginer qu’un élève de khâgne B/L, titulaire d’un bac scientifique avec mention très bien, très brillant dans les disciplines quantitatives en première année de l’ESSEC aura toute sa place dans ce double diplôme », assure Pierre Tapie, le directeur de l’école de management.

Défendre le modèle grande école, y compris à l'international

Autre collaboration : l’ESSEC assurera les cours de gestion de l’Ecole centrale Pékin en Chine. Une collaboration à l’international qui démontre la volonté des deux établissements d’être encore plus visible à travers le monde. Sur le volet recherche, des travaux de recherche communs sur l’innovation technologiques pourront être entrepris. Plus globalement, « chaque école s’engage à s’adresser à l’autre à chaque fois qu’un projet présentera un intérêt commun », selon les mots d’Hervé Biausser, lors de la signature de l’accord cadre.
Une occasion également pour le président et le vice-président de la CGE (Conférence des grandes écoles), Pierre Tapie et Hervé Biausser, de défendre « l’extraordinaire agilité » des grandes écoles. « Nos établissements disposent d’atouts remarquables. Elles sont plus et mieux pluridisciplinaires, plus et mieux internationales, plus et mieux en mesure de gérer la complexité. » Dont acte !


Sylvie Lecherbonnier | Publié le

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