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Essca : "Se positionner parmi les 30 premières business schools européennes"

Dahvia Ouadia
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Essca : "Se positionner parmi les 30 premières business schools européennes"
L'Essca, dont le principal campus se trouve à Angers, affiche ses ambitions. // ©  ESSCA
L’Essca présente son nouveau plan stratégique Odyssée 20/24. Objectif de l’école angevine : intégrer le top 30 des business schools européennes.

Se positionner parmi le top 30 des business schools européennes, c’est l’enjeu de l’Essca pour son plan stratégique 2020–2024 intitulé Odyssée 20/24. "Nous avons des ancrages forts, des valeurs solides et de grandes ambitions. Comme le monde bouge vite, il faut s’adapter rapidement et il est important que l’école réaffirme ses fondamentaux", estime Yves Gévin, président du CA de l’Essca et directeur général de la Banque Populaire Rives de Paris.

Refonte du PGE en une "plate-forme de compétences"

L’adaptation de l’Essca passe notamment par une refonte de son Programme Grande Ecole qui se transforme en une "plate-forme de compétences". L’objectif est de favoriser l’interdisciplinarité tout au long des cinq années d’études, selon Jean Charroin, directeur général de l’Essca. Il s’exprime à l’occasion d’une conférence de presse organisée le jeudi 30 janvier 2020.

Le DG considère la réforme du lycée comme une opportunité de développement qui permettra à l’Essca de diversifier ses profils. "Le PGE propose des parcours variés dès la première année", indique-t-il, tout en rappelant que l’école reste sur un positionnement d’école de management généraliste avec un projet pédagogique en présentiel qui intègre les nouvelles technologies.

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L’école prévoit aussi de renforcer son portefeuille de programmes notamment avec le lancement d’un MBA part-time multicampus. "Nous voulons monter en puissance sur l’offre de formation continue sur mesure en s’appuyant sur les blocs de compétences", estime ainsi Jean Charroin.

Vers une transformation organisationnelle

Inscrit dans son plan stratégique, l’école prévoit également un volet "design organisationnel" pour mieux répondre à la configuration multicampus et multiprogrammes. En effet, l’Essca a ouvert plusieurs campus en France et à l’étranger, à Aix-en-Provence, Lyon et Bordeaux mais aussi à Budapest (Hongrie) et Shanghai (Chine). "Nous sommes une école multicampus pour assurer un maillage territorial et rester à taille humaine avec des campus qui comptent entre 1.500 et 2.500 étudiants."

L’Essca prévoit ainsi d’évoluer de 4.700 étudiants en 2019 à 8.000 étudiants dans les années à venir.

Pour accompagner la transformation de l’école, Jean Charroin annonce la création d’un "comité consultatif digital". "Cette transformation organisationnelle a pour objectif de rationaliser l’offre de programmes et de déconcentrer les décisions", précise-t-il.

100 millions d’euros d’investissement

Jean Charroin annonce également un plan d’investissement de 100 millions d'euros dédié à la construction ou la rénovation de bâtiments existants. L'Essca s’engage ainsi dans la création de nouveaux campus à Bordeaux et Shanghai ; la rénovation des campus d’Angers et de Paris et le lancement d’un troisième campus international notamment sur le continent américain.

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Ce plan d’investissement s’accompagne d’une hausse à venir des frais de scolarité de l'ordre de 30% dans les années à venir pour "rester dans la compétition internationale". Pour favoriser une diversité de profils, Jean Charroin annonce "miser sur le développement de l’alternance et la création d’une fondation pour soutenir l’accompagnement des apprenants."

Satisfaire l’ensemble des parties prenantes

Concernant son modèle économique, l'Essca souhaite rester une association d’intérêt général. "Nous sommes un Eespig (établissement d'enseignement supérieur privé d'intérêt général) et voulons garder ce statut", déclare Jean Charroin.

Côté qualité, l'école s'est lancée dans la course aux accréditations internationales avec succès puisqu'elle est aujourd'hui triplement accréditée. Mais au-delà de cette démarche, l'Essca mise également sur une politique de RSE "pour améliorer l’impact économique, sociétal et environnemental de l’école" et dans une politique intégrée d'amélioration de la qualité et ce afin "d'améliorer la satisfaction des parties prenantes de l'école". Le voyage est encore long vers l'accomplissement des ambitions de l'Essca…


Dahvia Ouadia | Publié le

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