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Idefi : les grandes écoles toulousaines lancent le «Défi Diversités»

De notre correspondant à Toulouse, Frédéric Dessort
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Dix écoles d'ingénieurs se regroupent pour développer plus de pédagogies actives et répondre aux enjeux de l'égalité des chances.

Avec la labellisation Idefi de leur projet «Défi Diversités», quatre grandes écoles régionales (INP, INSA, EMAC, ISAE [1]) se dotent d'un budget assez conséquent pour accroître l’égalité des chances : 4 M€ sur dix ans.

L'innovation pédagogique est l'un des maîtres mots de cette stratégie régionale face à une génération Y jugée peu encline aux cours magistraux. La multiplicité des publics formés, notamment culturelle, doit également être mieux prise en compte.

Concrètement, le programme prévoit de former les enseignants à de nouvelles approches pédagogiques dites actives, notamment en mode d'apprentissage par projets et problèmes. Pour les mettre en œuvre, une douzaine de salles de cours seront aménagées pour faciliter la mobilité au sein de petits groupes, principalement à l'INSA de Toulouse.

Un cursus en trois ans contre l'exclusion

 
Cette labellisation s’inscrit dans une démarche plus globale d’accroître la diversité sociale. «Nous entendons lutter contre une forme de déterminisme social qui conduit certains jeunes issus de la ruralité ou de quartiers dits prioritaires à ne pas s'engager dans des études supérieures», explique Jean Salanova, directeur adjoint de l'ISAE.

Dans cette perspective, le dispositif Viasup, lancé par le PRES en 2011, va être renforcé. «Il s'agit d'un accompagnement sur trois ans de jeunes ayant obtenu un bac technologique, voire même S, souhaitant devenir ingénieur. Dans le cadre du lycée Bellevue [promotion de 25 élèves en 2012], ils suivent une année de classe préparatoire afin d'accéder à un éventail de formations préparant au concours : L1-L2 à l'université Paul-Sabatier, première année de l'INSA, classes préparatoires classiques ou bien celle de l'INP», détaille Michel Petitprez, de l'INP de Toulouse, à l'origine du Défi Diversités.

Pendant la première année sont organisés des ateliers de prise de parole, d'improvisation. En outre, chaque élève a pour tuteurs un élève-ingénieur et un ingénieur en exercice.

En parallèle, les Cordées de la réussite, qui associent huit établissements à une centaine d'établissements secondaires, vont être mieux organisées à l'échelle régionale.

«Flexisécurité» des parcours


Autre problème à résoudre : le morcellement de l'offre régionale d'ingénierie. La solution ? Apporter aux parcours de la «flexisécurité» en créant des passerelles. En particulier, la semaine Credige (2), qui permet aux étudiants de suivre un enseignement au choix dans une autre école que la leur, va être généralisée. Un principe qui sera élargi : le dernier semestre de toutes les formations sera désormais proposé à l'ensemble des élèves-ingénieurs qui veulent construire un projet professionnel original.


(1) L'INP de Toulouse regroupe 7 écoles d'ingénieurs.
(2) Conférence des directeurs des grandes écoles en Midi-Pyrénées.


De notre correspondant à Toulouse, Frédéric Dessort | Publié le

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