Idex : Grenoble prêt à repartir

Sophie Blitman
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Présélectionné par le jury international, le projet d’Initiative d’excellence « Grenoble-Alpes Université de l’Innovation » n’a finalement pas été retenu lors de la première vague. Une déception qui n’entame pas le moral ni la détermination de Farid Ouabdesselam : le président du Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) grenoblois est bien décidé à mettre tous les atouts de son côté pour faire partie des lauréats de la seconde vague des Idex.


A Grenoble, malgré l’échec de la première vague, la confiance est de mise. Président de l’université Joseph Fourier et du PRES Université de Grenoble, Farid Ouabdesselam se dit
« résolument optimiste : il y a une déception évidemment, mais aucun découragement, affirme-t-il. Nous serons au deuxième tour avec un dossier amélioré ».

Comme les autres candidats, Grenoble n’a pas encore eu les recommandations ni les commentaires du jury. « Dès que nous les aurons, nous intensifierons notre travail », indique Farid Ouabdesselam. Remobiliser les équipes ne devrait en outre selon lui pas poser de problème, « étant donnés les enjeux très forts. La communauté scientifique sait que l’avenir est dans la réussite de l’Idex grenoblois ».

Améliorations à apporter


Reste à savoir dans quelle direction travailler pour améliorer le dossier. Dans l’attente du retour de l’audition, le président du PRES reste prudent, tout en étant « convaincu que notre dossier scientifique est excellent, d’autant que nous avons à Grenoble une longue tradition de travail en commun. Au vu des premières déclarations du ministre et de son entourage, avance-t-il, on peut penser que notre principale faiblesse est liée aux relations entre les établissements d’enseignement supérieur qu’il faut enrichir et renforcer dans l’optique de la création d’une université de rang mondial à Grenoble ».

« Nous devons arriver à construire un autre ensemble universitaire, avec une gouvernance partagée »

Rassemblant huit établissements d’enseignement supérieur (aux côtés de cinq centres ou instituts de recherche ainsi que du CHU), le projet d’Idex grenoblois indique, dans sa feuille de route, vouloir mettre en place immédiatement une université fédérale entre les quatre universités du site mais « ce n’est probablement pas assez, estime Farid Ouabdesselam : nous devons arriver à construire un autre ensemble universitaire, avec une gouvernance partagée, quelles que soient les caractéristiques des différents établissements ».

Alors que Lyon commence à douter de l’adéquation de son projet avec les objectifs des Idex, resserrer ainsi la gouvernance paraît tout à fait réalisable à Grenoble. Pour le président du PRES, « c’est une question de volonté. Il faut répondre aux recommandations du jury. Dans ce cadre, cela dépend de nous, et de nous seuls ». Et de conclure : « si le projet est retravaillé dans le sens du grand jury, nous passerons le second tour ». Réponse finale annoncée début 2012.


Sophie Blitman | Publié le

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