Ingénieurs : pas de pénurie en vue

Delphine Dauvergne
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Ingénieurs : pas de pénurie en vue
INFOGRAPHIE. Les chiffres sur l'insertion professionnelle des jeunes ingénieurs restent stables, selon l'enquête annuelle d'IESF (Ingénieurs et scientifiques de France) dévoilée jeudi 26 juin 2014. Des résultats qui montrent une adéquation entre le nombre d'ingénieurs formés et la demande des entreprises.

Le métier d'ingénieur garantit toujours autant un emploi à la sortie des écoles. Selon l'enquête publiée par l'IESF (Ingénieurs et scientifiques de France) le 26 juin 2014, le taux de chômage chez les ingénieurs est de 3,95 % fin 2013, contre 4 % fin 2012.

Les chiffres varient donc peu, même si on peut noter une diminution de 1.000 euros du salaire médian des ingénieurs débutants. Une baisse peu significative car en 2013 leur rémunération avait augmenté de 2.000 euros, alors qu'il stagnait à 33.000 euros bruts depuis 2008.

Des résultats stables qui font dire à François Lureau, nouveau président de l'IESF, qu'"il y a assez d'ingénieurs en France, l'offre satisfait la demande, ce n'est pas un secteur en pénurie". Les difficultés de recrutement dans certaines spécialités, le numérique ou la mécanique notamment, peuvent s'expliquer "par la complexité à trouver des personnes correspondant au profil recherché", note l'enquête. Le recrutement n'en faiblit pas pour autant : 100.000 ingénieurs ont été recrutés en 2013  (contre 85.550 en 2012).


Delphine Dauvergne | Publié le

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Delpex.

Loin des discours et des impressions : des chiffres ! j'ai été très étonnée en regardant sur INTERNET par le nombre de grandes et de petites écoles d'ingénieurs qui proposent des formations en formation continue, sans compter sur les formations en Universités en France et à l'étranger en master les choses bougent! heureusement; Bises Dom

Antoine.

Ah! les chiffres.... En recherchant "pénurie d'ingénieur informaticiens" sur google, on trouve 4 articles et 4 sons de cloche différents. Comme d'habitude, le journaliste a oublié de dire: - comment il définit un "ingénieur"? - quels sont les métiers concernés par l'article? - 100000 recrutements. Combiens "d'ingénieurs" étrangers? - Comment est calculé le salaire médian (définition de la population, périmètre géographique) - quel pourcentage de postes ouverts ne sont pas pourvus en entreprise (quel es l'augmentation de la charge de travail des "ingénieurs" en place pour compenser ce manque de personnel?) Comme toujours dans le milieu de la presse, il faut toujours recouper un article avec 4 ou 5 articles et bien prendre toutes les informations avec des pincettes...

Vincent.

Il n'y a que moi que ça choque un salaire d'embauche à 34 k€ à la sortie de l'école??? Pour tous les ingénieurs de mon entourage, il s'agit plutôt de de 28 à 30k€, mais certainement pas 34! L'IESF n'aurait-elle pas tendance à "gonfler" les chiffres (mais dans quel but?), à moins que l'échantillon d'ingénieurs qui réponde soit quelque peu biaisé? Ou alors tous mes potes sont sous payés, mais j'avoue en douter...

pierre.

je suis d'accord avec cette remarque

MR T.

peut etre que tu vis en province non?

fabien.

je suis plutôt d'accord avec Vincent ; même dans les grandes agglomérations le salaire médian d'un ingénieur débutant n'atteind pas forcément les 34 k€ ; l'on se situerait plutôt entre 29 et 32k€ brut sauf pour certaines grandes écoles (et encore ...)

ParisienIngenieurInformatique.

Tu habites en province ? en région parisienne, je ne connais pas un seul ingénieur sorti d'école qui gagne moins de 34 K€, et j'en connais beaucoup ayant fait une école d'ingé