Insertion professionnelle des masters scientifiques : Rennes 1 lance son expérimentation

Philippine Arnal
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Université pilote sur l’insertion professionnelle, Rennes 1 déploie son projet « Science insert ». Ce dispositif vise à préparer les futurs diplômés de masters scientifiques à leur entrée sur le marché du travail.

Sélectionné en mai 2009 par l’ex-Haut commissariat à la jeunesse avec 30 autres projets sur l’insertion professionnelle, le dispositif « Science insert » de l’université Rennes 1 a été lancé à la rentrée 2010. « Notre but est que l’entrée sur le marché du travail ne soit plus subie mais choisie par les diplômés scientifiques » explique David Alis, directeur du service orientation insertion entreprise (SOIE) .

De septembre à novembre, les 1 500 étudiants de masters scientifiques ont suivi, sur une dizaine d’heures, des activités de recherche de stage ou d’emploi, assurées par une vingtaine d’intervenants extérieurs. CV et techniques en main, ils ont ensuite participé au forum des masters scientifiques organisé le 2 décembre 2010 avec 45 entreprises et organisations.

La Fondation de l'université mise à contribution

Le projet « Science insert » comporte aussi un annuaire des anciens , un nouveau service de relations avec les entreprises et la constitution d’une base de stages et d’emplois. Cinq conventions de partenariats ont déjà été signées, le but étant d’associer à chaque mention de master un partenaire professionnel. LaFondation Rennes 1 et ses membres ont également été mis à contribution.

Au mois d’avril 2011, un site internet dédié regroupera l’ensemble des services du projet. Et à la rentrée 2011, il sera complété par une plateforme e-learning reprenant le contenu des modules techniques délivrés « en présentiel ».

Le projet pilote intéresse les philosophes

Six personnes ont été employées pour mener à bien le projet d’expérimentation sur trois ans, financé à 100 % par le ministère de la jeunesse à hauteur de 600 000 euros. Le Céreq, Centre d’études et de recherches sur les qualifications est chargé d’évaluer son efficacité. Mais selon David Alis, le dispositif a déjà créé une nouvelle attente à l’université, notamment côté sciences humaines et sociales, et en particulier en philosophie. Le projet pourrait ainsi être élargi à l’ensemble de l’université, soit 25 000 étudiants.




Philippine Arnal | Publié le

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