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Management du sport : l'Inseec entre en jeu

Cécile Peltier
Publié le
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Campus Inseec Alpes-Savoie // DR
À Chambéry, le campus de l'Inseec accueille déjà plusieurs formations en marketing et management du sport. © Inseec
Après le luxe, le vin, le digital et l’immobilier de luxe, le groupe Inseec se spécialise dans le management du sport. À la rentrée 2017, le groupe d'enseignement supérieur privé français lancera une série de formations sur ce créneau, capitalisant notamment sur ses implantations étrangères.

Avec une croissance annuelle mondiale de 5 %, le sport est un marché en plein essor. C'est l'argument avancé par le groupe Inseec pour se positionner sur ce secteur.

Sa présidente, Catherine Lespine, à la tête du mastodonte français de l'enseignement supérieur privé depuis le rachat, au printemps 2016, des écoles Laureate, a annoncé, lundi 7 novembre 2016, le lancement pour la rentrée 2017 de son école de management du sport : l'Inseec Sport-Global BS.

Ses
 formations, allant du Bachelor au MBA, seront dispensées sur les neuf campus du groupe (Paris, Bordeaux, Lyon, Chambéry, Genève, Monaco, Londres, San Francisco et Shanghai).

Aller plus loin que le marketing du sport

Formations universitaires en Staps ou en droit du sport, spécialités en sport dans les écoles de management, et même écoles commerce spécialisées (Amos et SMS)... Dans l'enseignement supérieur, l'offre couvrant le secteur du sport est déjà complète.

La valeur ajoutée de l'Inseec par rapport à la concurrence ?
 Une ouverture, au-delà du marketing sportif et événementiel, à la distribution des articles de sport et à la gouvernance du sport (fédérations ligues, clubs...).

"Ces secteurs sont peut-être moins paillettes, mais ils sont riches en emplois", assure Michel Desbordes, directeur académique d'Inseec Sport-Global BS. "Il n'y a qu'un directeur marketing au Paris-Saint-Germain, alors qu'il y a des besoins beaucoup plus importants dans des enseignes telles que Décathlon, en France comme à l'étranger."

la cible : les étudiants passionnés de sport

Dès la rentrée 2017, l'établissement espère accueillir 350 étudiants. Et vise le millier d'élèves d'ici à trois ans. Si l'Inseec table sur ces chiffres ambitieux, c'est qu'une partie des cursus sont déjà proposés. Il s'agit donc d'un redéploiement des activités du groupe, rappelle Michel Desbordes.

Sur la vingtaine de formations que compterait la nouvelle école, une dizaine existe déjà, parmi lesquelles le Cesni [Centre d'études des sportifs nationaux et internationaux] à Chambéry, dédiée aux athlètes de haut niveau ou le MSc en marketing et management du sport, déjà proposé à Paris et à Chambéry.

Contrairement au Cesni, les nouvelles formations ne cibleront pas les sportifs de haut niveau, mais avant tout des passionnés de sports, ayant envie de travailler dans l'économie du sport. En complément des enseignements spécifiques liés au sport, les étudiants apprendront les bases du management (marketing, gestion, etc.).

Un argument que l'Inseec compte bien faire valoir auprès des candidats. "Pour un parent, il est plus rassurant de voir son enfant rentrer dans une école comme l'Inseec, avec sa dimension management et internationale, que dans une école indépendante spécialisée", insiste Catherine Lespine.

les implantations étrangères comme relais

Dès la rentrée 2017, l'Inseec annonce l'ouverture – sur ses sites de Paris, Lyon, Bordeaux et Monaco – d'une spécialisation "sport" au sein de son Bachelor généraliste en trois ans. Selon les sites, le prix de la formation oscillera entre 5.800 euros et 7.000 euros par an. Au programme : des cours de spécialisation – environ un tiers du cursus –, dispensés notamment par des professionnels du secteur, une bonne dose d'anglais et des voyages d'études sur les campus français et étrangers du groupe (Chambéry, Genève et Londres).

À l'issue du Bachelor, les diplômés pourront prétendre à des postes de chefs de projet dans le secteur du sport business ou, comme l'espère l'Inseec, poursuivre leurs études dans l'un des nouveaux MSc spécialisés en management du sport de l'Inseec Sport (entre 8.500 euros et 10.000 euros annuels, selon les sites).

Ce cursus en deux ans ouvrira à la rentrée 2017 sur l'ensemble des campus hexagonaux (où il sera sanctionné par un titre RNCP niveau I), mais aussi à Genève et Monaco (et éventuellement Londres en 2018), avec des spécialisations en lien avec les économies locales. L'Inseec souhaite aussi capitaliser sur ses implantations étrangères, en proposant à ses étudiants des voyages d'études à Shanghai, San Francisco ou à la Russian International Olympic University de Sotchi, en Russie, avec laquelle elle vient de signer un accord de partenariat.

L'INSEEC capitalise sur l'existant

Plusieurs autres projets figurent dans les cartons du groupe privé, parmi lesquels la création d'un MSc qui enverra les étudiants à Paris, Londres et Shanghai, et, en matière de formation continue, un Executive MBA et des formations courtes à destination des professionnels en Chine ou à San Francisco, par exemple.

Côté enseignants, l'Inseec va s'appuyer sur une vingtaine de professeurs permanents, dont une moitié déjà dans la maison, et un volant d'intervenants professionnels. "Nous avons déjà les hommes, les campus et les infrastructures. Cela ne nécessite pas de gros investissements", insiste Catherine Lespine, qui table d'ici à trois ans sur un chiffre d'affaires de 7,8 millions d'euros.


Cécile Peltier | Publié le

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