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L’UTT défend un modèle économique "durable"

Céline Authemayou
Publié le
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L'UTT (Université technologique de Troyes)
Le plan stratégique prend appui sur les fondamentaux de l'UTT et prône l'enrichissement de l'offre de formation. // ©  Glison

Alors qu’elle vient de fêter ses vingt ans, l’université technologique de Troyes se dote d’un nouveau plan stratégique. Présenté le 12 novembre 2015, “UTT 2030” doit permettre à la cadette des UT de poursuivre son développement, grâce à un autofinancement plus important.

L'UTT a son plan de route pour les quinze prochaines années. Baptisé "UTT 2030", le plan stratégique a été validé par le conseil d'administration de l'établissement en octobre 2015.

Il s'appuie sur les fondamentaux de l'établissement : renforcement de l'innovation étudiante, intensification des activités de recherche avec notamment la prochaine signature d'une convention avec la SATT locale. Mais il prône aussi de nouveaux axes de développement, parmi lesquels l'enrichissement de l'offre de formations.

Comme beaucoup d'autres écoles d'ingénieurs, l'UTT réfléchit à la création d'une licence en ingénierie. Un diplôme d'ingénieur-manager est également à l'étude, tout comme le développement d'un master international avec l'EPF, sur le thème de l'urbanisme. Des programmes, construits sur le modèle du bachelor international et destinés aux élèves internationaux, devraient aussi voir le jour.

Les fonds de roulement pour levier

Pour financer "UTT 2030", l'établissement a entamé des discussions avec son rectorat pour pouvoir mobiliser une partie de ses fonds de roulement. "Nous disposons aujourd'hui de 5 millions d'euros, constate Pierre Koch. Nous pourrions débloquer 2.5 millions d'euros, tout en restant dans les limites du seuil recommandé par la tutelle".

Cette somme permettrait à l'école de financer l'amorçage du plan stratégique, pour laisser place ensuite à un modèle économique basé en grande partie sur l'autofinancement.

Deux recrutements stratégiques

Outre l'offre diplômante payante, "UTT 2030" entend développer de manière forte deux axes, toutes deux sources de revenus : la formation continue et le fundraising. En attestent le recrutement d'un "Monsieur formation continue" et d'une déléguée générale de la fondation.

Le premier, Laurent Amice, venu de l'ESCP Europe, a notamment pour mission de créer au cours des cinq prochaines années six Mastères Spécialisés. Si aujourd'hui, la formation continue ne représente que 400.000 euros de chiffre d'affaires, l'objectif est de passer d'ici à 2020 à 5 millions d'euros.

La seconde, Aline de Salinelles, ex-directrice de la fondation Dauphine, a sur son bureau un plan de collecte de 4 millions d'euros sur cinq ans. Au programme : le renforcement de la politique des chaires et la mobilisation des anciens élèves.

Grâce à ces différences "recettes", l'UTT entend muscler son budget. S'élevant aujourd'hui à 35 millions d'euros, il devrait passer à 43 millions d'ici à 2020.

Pierre Koch, à la tête de la Comue Université de Champagne ?
Le directeur de l'UTT a officialisé sa candidature à la présidence de la Comue Université de Champagne, souhaitant ainsi défendre sa vision du regroupement universitaire. "La Comue compte sept membres très différents, tant par leur taille, leur statut que leur objet, défend Pierre Koch. La volonté de l'UTT est de prôner le collaboratif, de mettre en relation les équipes sur le terrain", explique-t-il. Une vision qui, selon lui, ne fait pas consensus, "certains défendant une vision plus "top-down".
Les élections aux différentes instantes de la Comue se dérouleront le 26  novembre 2015.

Céline Authemayou | Publié le

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