Loi ESR : les mesures pour la réussite étudiante approuvées par l’Assemblée

Olivier Monod
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La gauche fera-t-elle mieux que la droite? Après l'échec du plan réussite en licence de Valérie Pécresse, Geneviève Fioraso a fait passer à l'Assemblée son attirail juridique pour lutter contre l'échec en premier cycle. Des résultats à mesurer dans quelques années...

Devant une poignée de députés, les mesures pour favoriser la réussite des étudiants ont été adoptées par l’Assemblée nationale. Les propositions du gouvernement du -3/+3, de la pluridisciplinarité en licence, du rapprochement des CPGE et des universités, des quotas en BTS et IUT sont toutes passées.

Discrimination positive pour filieres selectives

Les législateurs ont même proposé et accepté des amendements allant plus loin que le texte initial. Ainsi, sur proposition du rapporteur, les meilleurs bacheliers de chaque lycée se verront réserver des places dans les filières sélectives IUT, BTS et CPGE. L’idée étant de lutter contre le manque d’information et l’autocensure présents dans certains établissements.

Les CPGE ne seront plus gratuites

De même, les conventions systématiques entre classes préparatoires et université vont être liées à la fin du principe de gratuité de ces formations. Les CPGE devenant des formations du supérieur de plein droit, leurs étudiants devront s’acquitter des mêmes droits d’inscriptions que leurs camarades en premier cycle à l’université. Cet amendement ne devrait toutefois pas révolutionner le secteur puisque beaucoup de classes prépas proposaient d’ores et déjà de telles conventions. Le gouvernement n’était pas favorable à cet amendement.

Enfin, les amendements proposés en commission relatifs à la nécessité pour toutes les formations d’assurer un suivi statistique de leurs anciens élèves et une publication de ces chiffres auprès de leurs candidats ont été adoptés.


Olivier Monod | Publié le

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