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Les universités américaines n’ont jamais attiré autant d’étudiants étrangers

De notre correspondante aux Etats-Unis, Jessica Gourdon
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Columbia University - USA © J.Gourdon
Columbia University - USA © J.Gourdon

Le nombre d’étudiants étrangers aux États-Unis a bondi de 7% en un an, d'après le rapport “Open Doors 2013”, qui dresse chaque année un bilan de la mobilité étudiante. Une croissance principalement alimentée par la Chine. Les échanges avec la France, quant à eux, restent modestes.


Les universités américaines restent un eldorado pour la jeunesse du monde entier. Le nombre d’étudiants étrangers inscrits dans ce pays a augmenté de 7,2% en un an, atteignant 819.000 pour l’année 2012-2013 – un record, selon le rapport annuel “Open Doors”, publié le 11 novembre 2013. La croissance atteint même 10% pour les nouveaux inscrits.

Pour les États-Unis, ces étudiants valent de l’or : ils représentent un apport de 24 milliards de dollars par an à l’économie, selon le département du Commerce américain. Un bénéfice d’autant plus intéressant que 70% de cette somme proviennent du pays d’origine de ces étudiants (via leurs familles, des bourses, etc.).

Chine, Inde et Corée du Sud en tête de la mobilité entrante aux États-Unis

Depuis cinq ans, ce sont les étudiants chinois qui soutiennent cette croissance : leur nombre a augmenté de 21% en un an, atteignant 235.000. Au total, la Chine, l’Inde et la Corée du Sud représentent la moitié des étudiants étrangers aux États-Unis. "Après ces trois pays, aucun autre pays ne représente plus de 5% du total", précise l’Institute of International Education (IIE), auteur de ce rapport.

Une autre contrée se distingue : l’Arabie saoudite, qui compte désormais 45.000 jeunes inscrits dans les universités américaines (+30% en un an) – l’Institut explique ce chiffre par de nouvelles bourses d’études proposées par ce pays. “Nous constatons également une augmentation de 20% du nombre d’étudiants brésiliens, qui atteint 10.900, reflétant les efforts du gouvernement”, mentionne l’Institut.

Moins de 10% des étudiants américains partent pendant leur premier cycle à l'étranger

Stagnation des échanges avec la France

Les étudiants français, quant à eux, restent en retrait. Leur nombre stagne (+0,8%) depuis quelques années, et s'élève à 8.297. Autant, par exemple, que l’Iran. Un quart de ces Français étudient l’économie, et 12% sont inscrits dans des cursus d’ingénieurs, les deux disciplines les plus représentées.

De leur côté, les étudiants américains continuent de s’ouvrir, peu à peu, au reste du monde. Le nombre de ces jeunes qui partent à l’étranger pendant leur premier cycle a même triplé en vingt ans – même s’ils restent moins de 10% à franchir ce cap. La Grande-Bretagne reste leur destination préférée, suivie par l’Italie, l’Espagne, la France (qui accueille 17.000 étudiants américains par an) et la Chine.

Cependant, "beaucoup d’universités sont en train de développer leurs échanges pour envoyer plus d’étudiants", selon “Open Doors”. Certaines sont même à la pointe : 36 campus envoient plus de 70% de leurs étudiants de premier cycle à l’étranger.

Pour en savoir plus
Lire les infographies du rapport “Open Doors 2013” sur la mobilité entrante et la mobilité sortante des étudiants aux États-Unis (en anglais).

 


De notre correspondante aux Etats-Unis, Jessica Gourdon | Publié le

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