Un guide de bonne conduite entre les communautés d’universités d’Ile-de-France

Camille Stromboni
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Place de la Sorbonne à Paris  © S.Blitman
Place de la Sorbonne à Paris © S.Blitman
Si cela va sans dire, c'est encore mieux en le disant. Les communautés d'universités et établissements franciliennes ont publié une déclaration d'intention commune, fixant les grands principes devant gouverner leurs relations.

"Coopération", "émulation", et en aucun cas "rivalité", "concurrence" ou pire "agression". Les présidents des huit Comue (Communautés d’universités et établissements) franciliennes ont tenu à préciser les "principes de relations entre communautés d’Ile-de-France", en signant un texte commun en date du 11 avril 2014, qui décline huit règles de bonne conduite.

Un mode d'emploi du "bien-vivre" ensemble

Si la première rappelle la nécessaire coopération entre communautés, loin de toute hostilité – particulièrement à propos des Idex –, la charte insiste également sur la poursuite des collaborations entre établissements membres de Comue différentes. "Dès lors qu’elles [ces relations] ne mettent pas en cause les projets communs ou les structures existantes fondant le projet partagé de la communauté", prévoit cependant le texte.

Les présidents des communautés s’engagent également à mettre en place des actions ou structures communes, "toutes les fois où l’intérêt commun les rend utiles", et à se concerter sur les "sujets d’intérêts communs" de façon à obtenir la reconnaissance par les pouvoirs publics de leurs spécificités. Ce qui implique des réunions régulières entre eux.

"Il s'agit d'une déclaration d'intention afin d'expliquer et de rendre publique notre volonté de collaborer ensemble, explique Jean-Yves Mérindol, à la tête de Sorbonne Paris Cité, en charge de l'organisation de ces réunions pour l'année 2014. Il existait déjà des habitudes de travail entre nos PRES (Pôles de recherche et d'enseignement supérieur). Nous avons fait le constat que la situation francilienne est désormais stabilisée. En outre, les communautés sont chargées d'une mission nouvelle : la coordination territoriale. Cette dernière doit s'appuyer sur ces réunions communes, afin de lui donner corps."

L'utilisation du nom Sorbonne et la nEgociation des CPER A l'ordre du jour

Exemple de sujet à traiter ensemble : l'utilisation du nom Sorbonne – présent dans plusieurs Comue et établissements – à l'international. "C'est un sujet que nous souhaitons aborder car l'on voit bien qu'il est nécessaire d'avoir tous un bon usage du mot Sorbonne à l'étranger", explique Jean-Yves Mérindol.

Autre dossier plus lourd : la négociation des futurs contrats de plan Etat-Région. "L'Etat a souhaité passer par les communautés pour discuter de ce sujet. Il serait intéressant de rencontrer nos interlocuteurs à huit. Il faut convaincre les pouvoirs publics du soutien financier nécessaire aux établissements d'Ile-de-France, le tout de manière cohérente", ajoute le responsable.

Enfin, en cas de désaccords ou de problèmes, les huit communautés promettent dans cette déclaration de rechercher "de bonne foi", entre elles, "avant toute autre action, les accords et engagements permettant de remédier aux difficultés sans intervention d’un tiers". Dont acte.

Les Comue d'Ile-de-France

Hésam (Hautes études Sorbonne arts et métiers) ; PSL (Paris sciences et lettres) ; Sorbonne Universités ; Université Paris-Est ; UpGo (Université Paris Grand Ouest) ; Université Paris Lumières ; Université Paris Saclay ; Université Sorbonne Paris Cité.

Lire aussi
- Les billets de Pierre Dubois (Histoires d'universités) sur l'Ile-de-France
- Notre dossier sur les PRES franciliens : entre petits arrangements et grands desseins (mars 2011)
- La biographie de Jean-Yves Mérindol

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E. Saint-James.

A l'heure où vous publiez cet article, les CA des différentes universités n'ont pas voté le principe de la transformations de leur PRES en COMUE plutôt qu'en association, alors que ce point fait débat. Ce communiqué que vous reproduisez est de la pire propagande de ceux qui ont intérêt à une COMUE plutôt qu'une association. Il n'est pas digne d'un organe d'information de présenter une information biaisée sans la remettre dans son contexte.

Sirius.

Parler de COMUE n'est pas de la "propagande". Les CA n'ont pas à voter le principe de le transformation en COMUE. Tous les PRES ont été transformés en COMUE par la loi Fioraso. Ils ont jusqu'en juillet 2014 pour choisir de le rester, en rédigeant leurs statuts, ou d'opter pour l'association.

François Brunet.

On ne peut que se féliciter d'une telle déclaration dans le contexte actuel. Néanmoins, le fait que "le mot Sorbonne" soit un enjeu est un indice de la fragilité de la situation universitaire.