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Université Paris-Saclay : CentraleSupélec, la bonne élève

Céline Authemayou
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Le nouveau campus de CentraleSupélec accueillera les élèves de l'école dès la rentrée 2017.
Le nouveau campus de CentraleSupélec accueillera les élèves de l'école dès la rentrée 2017. // ©  CentraleSupelec
En visite sur le chantier du futur campus de CentraleSupélec jeudi 17 mars 2016, Thierry Mandon a réaffirmé son soutien aux acteurs de l’Université Paris-Saclay, vantant plus particulièrement l’”exemplarité” du travail effectué par l’école d’ingénieurs.

Les grues sont à pied d'œuvre pour que l'échéance soit respectée. À la rentrée 2017, les étudiants de CentraleSupélec rejoindront le nouveau campus de l'école d'ingénieurs, installé sur le plateau de Saclay, à côté des actuels locaux de l'ex-Supélec.

Venu pour ce qui ressemble à une visite de courtoisie, Thierry Mandon, secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, a profité de son passage sur le plateau pour réitérer son soutien aux 18 acteurs de l'Université Paris-Saclay. "Il y a, au sein de la Comue, quelques pôles de stabilité, a précisé Thierry Mandon, avant de citer CentraleSupélec et l'université Paris-Sud. La façon dont travaillent ensemble ces deux établissements est exemplaire. C'est exactement cela que nous attendons d'une Comue."

Un "engagement total" de CentraleSupélec dans l'UPSay

Très discrète dans les débats actuels autour de la construction de l'Université Paris-Saclay, CentraleSupélec défend depuis le début du projet une ligne claire : un "engagement total" dans la Comue, comme l'attestent les résolutions prises par son conseil d'administration en décembre 2015.

"Ce projet de campus est essentiel pour notre établissement, mais aussi pour l'université Paris-Saclay, a rappelé à Thierry Mandon Hervé Biausser, directeur général de l'école. Il y a ici une concordance des forces, qui va nous permettre de construire un campus qui fera rêver."

Aux écoles d'inventer des "objets de collaboration"

Un discours qui tranche avec celui tenu par certaines écoles voisines, moins enclines à jouer le jeu de la Comue. "Quelques difficultés ont été rencontrées à l'automne", reconnaît le secrétaire d'État, faisant allusion à la remise du rapport Idex et au projet de pôle d'excellence demandé aux écoles d’ingénieurs par Emmanuel Macron. "Désormais, les 18 membres de l'université avancent du même pas", assure Thierry Mandon.

Et le secrétaire d'État de préciser, tout de même, que "la balle est dans le camp des membres : à charge pour ces derniers d'inventer de nouveaux 'objets de collaboration'". Ce que semblent avoir bien compris certaines écoles, à l'image de l'Institut Mines-Télécom ou encore de l'École polytechnique, lancée dans une grande campagne d'associations d'établissements.


Céline Authemayou | Publié le

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Georges THISSE.

L'X regroupe autour d'elle ce que l'on nomme (ou nommait) ses écoles d'application pour constituer un réseau d'excellence en ingénierie. Aura-t-il un nom lisible et compréhensible depuis Shanghai ou Singapour ? Par ailleurs, il faudrait que Centralesupélec en constitue un autre réseau d'excellence avec d'autres écoles d'ingénieurs, comme celles qui ne seront plus "ParisTech" par disparition de la marque (un beau gâchis, entre parenthèses) : Arts-et-Métiers, Physique-Chime, Chimie-Paris,... mais aussi l'Institut d'Optique et d'autres écoles bien classées. Aven un nom bien choisi.

J. Charlet.

Si de ce « désordre », il sortait au moins une coopération Centrale-Supelec-autres-Université d''Orsay. Je ne suis plus sur le campus du sud depuis un certain temps mais Supelec avait de très bonnes relations avec la fac, Sup Optique avait des TD en commun en électronique (au siècle dernier :-)). On pourrait imaginer que ceux qui savaient et veulent travailler ensemble fassent qq chose. Et qu'on laisse l'X et ses habituelles prétentions et ses budgets « spécifiques » travailler avec qui elle veut sans pomper les publications d'une université qu'elle a toujours méprisé. L'avenir nous le dira mais quel temps, quelles énergies dépensées, ... quel gâchis.

J. Charlet.

C'est amusant comme il semblerait qu'il ne faille pas dire de mal de l'X (dernière phrase) alors c'est la permanence de ses régimes dérogatoires et son mépris de l'université (dont seules les publications des physiciens l'intéresse et on sait pourquoi) qui manque de faire capoter ce (peut-être impossible) mariage à 15 depuis le début et jusqu'à maintenant.

Frida.

l'X ne veut que des subordonnées (façon ensta) et le maintien de la rente locale