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Philip McLaughlin: « BEM, Euromed et l’ESC Pau vont former l’école de management du grand sud »

Propos recueillis par Jessica Gourdon
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Les écoles de commerce BEM (Bordeaux) et Euromed (Marseille) avaient annoncé en janvier leur fusion pour 2013 . Comme EducPros l'indiquait le 9 mai, ces deux établissements sont désormais rejoints par l’ESC Pau, qui a quitté le projet France Business School . Cette nouvelle fusion a été validée par les assemblées générales des chambres de commerce concernées le 2 et le 15 mai 2012.Philip McLaughlin , directeur de BEM, explique les enjeux de cette alliance.

Pourquoi fusionner avec l’ESC Pau ?

Le rapprochement BEM-ESC Pau a toujours été dans l’air, ne serait-ce que parce que nous appartenons à la même région, et que nous dépendons de la même chambre régionale de commerce. Avec l’évolution du paysage des écoles de commerce, les choses se sont accélérées il y a deux mois. Il s’agissait d’une vraie volonté politique consulaire.

Quelle est la logique de cette alliance ?

Ce n’est pas une course à la taille critique. L'ESC Pau, BEM et Euromed vont former l’école de management du grand sud. Il y a là une vraie cohérence territoriale, une volonté de renforcer notre implantation régionale.
Ce besoin était d’ailleurs l'une des recommandations de l’AERES (Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur) dans l’évaluation de BEM.

Et puis, l’ESC Pau présente de nombreux atouts. Elle est très forte pour la formation par apprentissage. Elle dispose d’une antenne à Bangalore, en Inde, et cela nous intéresse car nous projetions, avec Euromed, de nous implanter dans un pays à forte croissance. Enfin, elle a une tradition de suivi individualisé de ses élèves.

Concrètement, comment les choses vont-elles se passer ?

Dans un premier temps, BEM et l’ESC Pau vont se rapprocher dans la même structure associative. Cela peut aller assez vite, car nous sommes deux services de chambres de commerce. Cet ensemble fusionnera ensuite avec Euromed, j’imagine à l’été 2013.

Nous aurons alors une structure associative unique, avec une seule marque, une seule stratégie de groupe. Nous allons mettre en commun nos accords internationaux, notre portefeuille de bachelors, nos relations entreprises etc.

Si les programmes "grande école" de BEM et Euromed ont des niveaux d’attractivité similaires, ce n’est pas le cas pour l’ESC Pau, comme le reflète le palmarès de l'Etudiant. Comment allez-vous gérer ce décalage ?

Nous ne pouvons pas ignorer les différences réelles ou perçues concernant le contenu, la sélectivité, les rankings. L’idée est toujours d’aller vers un diplôme grande école unique. Mais celui-ci ne se fera qu’à partir du moment où nous aurons les mêmes standards de qualité et d’excellence. Ce n’est donc pas immédiatement à l’ordre du jour, cela prendra un peu de temps, peut-être trois ans.

Quel diplôme auront les étudiants qui vont intégrer ces trois programmes "grande école" à la rentrée prochaine ?

Ils auront le diplôme de leur école. Si la fusion sera effective en 2013, les diplômes resteront spécifiques à chaque site. Nous devrons en effet passer par de nombreuses étapes d’homogénéisation et de validation par le ministère avant d’arriver à un diplôme unique. Cela va prendre un peu de temps.

BEM et Euromed devaient organiser le 22 mai une conférence de presse pour présenter leur fusion, mais celle-ci a été annulée. Est-ce à cause de l’entrée de l’ESC Pau ?

Oui, mais pas seulement. Nous souhaitions arriver devant les journalistes avec une vraie stratégie de marque, un nouveau nom, et des premières annonces stratégiques. Mêmes si les groupes de travail se réunissent très souvent, cela a pris un peu plus de temps que prévu. Mais nous espérons tenir cette conférence avant l’été.


Propos recueillis par Jessica Gourdon | Publié le

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