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La Silicon Valley vue par... Didier Calcei


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Didier Calcei - ESC Troyes
Didier Calcei - ESC Troyes

Du 9 au 15 mars 2013, EducPros a organisé un voyage d'étude dans la Silicon Valley en Californie, qui a réuni une quinzaine de participants, représentants de grandes écoles d'universités et du ministère de l'Enseignement supérieur. Cette excursion transatlantique a été l'occasion de visiter les universités de Berkeley et Stanford, de découvrir les fondateurs de MOOC (Khan Academy, Coursera) et d'échanger avec des représentants d'entreprises emblématiques du secteur (Mozilla, Linkedin). Que retenir de cette plongée au coeur de l'innovation ? Le point de vue de Didier Calcei, responsable du laboratoire d'innovation pédagogique de l'ESC Troyes.

"La Kahn Academy, du nom de son créateur Salman Kahn, prend son origine dans les vidéos postées sur YouTube par Salman Khan pour aider sa nièce. Ces vidéos attirent rapidement une grande audience et Salman Kahn décide alors de fonder la Kahn Academy en 2006. Les minileçons de la Kahn Academy sont notamment utilisées par des écoles de la baie de San Francisco ou d'autres écoles aux Etats-Unis en flipped learning. L'objectif de la Kahn Academy est de fonder la plus grande salle de classe virtuelle mondiale. Avec des firmes comme Google et Microsoft au capital, la Kahn Academy peut raisonnablement envisager de réaliser ce projet.

Lorsqu’Andrew Ng nous présente Coursera, il commence par nous rappeler l'idéal de la Révolution Française, à savoir l'éducation pour tous, qui est à l’origine de la création de Coursera. Fondée par Daphne Koller et Andrew Ng en 2012, Coursera regroupe aujourd’hui 33 des meilleures universités du monde, proposent des cours en 5 langues et comptent plus de 3 millions de courserians. Coursera a désormais pour ambition de devenir la plate-forme leader de diffusion des MOOCs.

Le modèle économique de Coursera est une espèce de modèle freemium : l’accès à l’ensemble des cours proposés sur la plate-forme est gratuit et l’obtention de la certification que Coursera propose d'obtenir pour quelques-uns des cours – comme celui de gamification – est payante. Beaucoup de questions demeurent sur l’avenir des MOOCs et notamment leur impact sur l’éducation et l’enseignement en général – des questions auxquelles Daphne Koller et Andrew Ng n’ont d’ailleurs pas (toujours) de réponse. Le jour de notre visite, l'Etat de Californie discutait d’une loi qui obligerait les établissements publics à délivrer des crédits universitaires aux étudiants qui suivent des cours en ligne. Les MOOCs, un phénomène de mode ou bien une véritable révolution, une innovation de rupture pour l’éducation ? Il est peut-être trop tôt pour apporter une réponse définitive mais il est difficile de s’en tenir complètement éloignés."

Lire l'intégralité du récit de voyage de Didier Calcei


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Vos commentaires (1)

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Roy Alexis.

Merci pour le compte rendu de cette visite en Californie Au-delà des initiatives que vous énumérez, ce qui m’interpelle est le foisonnement d’idées, de tentatives produites par ces groupes de travail en Californie. Au début j’étais un peu frustré de ne pas lire davantage d’exemples et puis j’ai compris que l’essentiel était déjà dit dans votre compte-rendu : c’est, en effet, très bien de rapporter en France plein d’idées et d’implémenter certaines de ces nouvelles idées. C’est en revanche excellent d’entrer dans cet état d’esprit pour, à notre tour, produire de nouvelles nouvelles idées. Je viens de rencontrer un groupe de jeunes de Viroflay (banlieue ouest de Paris : 5 jeunes de 19 ans, BTS construction-1ère année école d’ingé à prép intégrée-Hypocagne) qui partent faire un chantier au Togo. Ils ont fait du crowdfounding, voulu prendre contact avec des joueurs de foot togolais vivant en France, récupéré des sous d’un chanteur d’un groupe de rock. Ils ont gagné plus de 10k€ pour leur projet. Quand ils racontent leurs initiatives aux autres groupes de jeunes qui partent, les questions qui sortent de la part des autres sont du type : c’est quoi ton site web ? C’est quoi l’adresse du chanteur? Ces jeunes qui les interrogent n’ont pas encore saisi que la vraie clé est de comprendre la capacité de ce groupe de jeunes à produire autant d’idées. Peut-on enseigner de telles capacités ? Peut-on les éveiller ? Une clé peut-être : le livre « the luck factor » de Wiseman ?