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Concertation sur le premier cycle : les universités associent leur voix à celle des écoles

Laura Taillandier  |  Publié le

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UTT-Amphi
Les trois Conférences se sont accordées sur l'entrée à l'université. Une manière de peser dans le dernier round de négociation. // © Alban Dumouilla

Repenser le système d'orientation ou encore moduler l'offre de formations et leur rythme en fonction des étudiants. Dans un texte commun, la CPU, la Cdefi et la CGE affirment leurs convergences de vue, une semaine avant la fin de la concertation sur le contrat de réussite étudiant, prévue le 19 octobre 2017.

Pourquoi une position commune ? Pour montrer que la question n'est pas celle de l'accès à la licence mais de l'entrée dans l'enseignement supérieur dans sa globalité." À quelques jours de la clôture des travaux sur la réforme du premier cycle, le président de la CPU (Conférence des présidents d'université), Gilles Roussel, a choisi de faire porter la voix de son organisation aux côtés de celle des grandes écoles, de commerce comme d'ingénieurs.

Dans un texte commun avec la Cdefi et la CGE, la CPU recense ces exigences et notamment l'instauration de prérequis. Quitte à crisper davantage les débats autour de la notion de sélection ? "Je ne vois pas comment les discussions pourraient être plus clivantes. Les avis sont bien tranchés..." pointe Gilles Roussel.

Des conditions d'accès "prescriptives"

"De nombreuses écoles recrutent au niveau postbac et même à bac + 2. La question de l'orientation et de l'accès à l'enseignement supérieur nous concerne totalement", argumente Jacques Fayolle, le président par intérim de la Cdefi. "Nos trois organisations partagent un certain nombre de points de vue, notamment sur la manière de gérer les prérequis. Il nous semblait logique d'afficher clairement cette convergence plutôt que d'y aller de manière séparée", ajoute-t-il.

Un point de vue auquel s'associe le président de la CPU : "Les universités ne sont pas les seuls acteurs du premier cycle : la mise en place de prérequis doit être conçue dans la perspective d'une offre de formation plus large." Dans ce texte, les trois signataires revendiquent l'identification de "conditions prescriptives d’accès à l’ensemble des filières d’enseignement supérieur, y compris par la définition de prérequis à l’entrée des licences générales, aujourd’hui dites 'non sélectives'". "Celles-ci doivent s’appuyer sur les savoirs et compétences nécessaires à la bonne réussite de l’étudiant dans le parcours visé, sur son parcours antérieur et sur son projet personnel et professionnel", soulignent-ils.

Diversifier les formations

"Nous sommes plutôt à l'aise sur la question de la sélection. Nous avons une manière assez objective d'envisager les prérequis dans l'analyse des dossiers, des concours", relève Jacques Fayolle. Les organisations défendent un échange de bonnes pratiques qui pourraient concerner de manière plus large la pédagogie. "Même si nos établissements sont différents, les discussions sur la diversité de l'accueil des publics sont intéressantes", note Gilles Roussel.

Les trois acteurs insistent aussi sur la nécessité de modifier le rythme des formations : "Assouplir l’organisation temporelle des parcours d’étude sur la base des 180 ECTS pour le premier cycle est un levier évident pour rendre efficace le contrat de réussite étudiant." Mais aussi de diversifier les formations elles-mêmes.

Nous avons vocation à porter des formations courtes professionnalisantes qui, aujourd'hui, n'existent pas et, avec elles, les prérequis que nous devons construire", déclare Jacques Fayolle. "La question de la formation que l'on peut offrir ailleurs qu'à l'université comme les formations professionnalisantes en un an sont également en question", ajoute Gilles Roussel.

Le "nouvel" APB en ligne de mire

CPU, Cdefi et CGE s'accordent enfin sur la nécessité de repenser le système d’information et d’orientation. Avec, en ligne de mire, le nouvel APB. "Il convient de rappeler le caractère indispensable d’un outil commun au niveau national, pour assurer un processus cohérent et transparent d’admission postbac de manière efficace et sécurisée", insistent les trois acteurs. "La notion de territorialisation nous semble dangereuse. L'outil doit être national et permettre aux étudiants de formuler autant de vœux qu'ils le souhaitent", défend Jacques Fayolle.

"Ce ne sont pas aux lycées, mais aux formations du supérieur d'avoir la main sur l'orientation dans le supérieur", juge-t-il. Une opinion partagée par un quatrième acteur, mais du second degré cette fois, le syndicat des chefs d'établissements, le SNPDEN-Unsa

Laura Taillandier  |  Publié le

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