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L’ISAE-Supaero, nouvelle école d'ingénieurs à se rapprocher de Polytechnique

Céline Authemayou  |  Publié le

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Auparavant implantée sur deux sites toulousains, l'ISAE-Supaero dispose désormais d'un seul campus.
Auparavant implantée sur deux sites toulousains, l'ISAE-Supaero dispose désormais d'un seul campus. // © ISAE-SUPAERO

L’école d’ingénieurs aéronautique toulousaine a signé le 13 janvier 2016 une convention de partenariat avec l’École polytechnique. Ce rapprochement pourrait être le premier d’une série menant à la création d’un “pôle national d’écoles d’ingénieurs”.

Journée stratégique pour l'ISAE-Supaero. Le 13 janvier 2016, l'école d'ingénieurs toulousaine a inauguré, en présence de toute la communauté aéronautique de France, son nouveau campus sur le site de Rangueuil. À cette occasion, l'établissement a signé un partenariat stratégique avec l'École polytechnique.

Cette convention, si elle ne donne pas lieu à une association du type X-Ensta ParisTech pour des "raisons géographiques", doit permettre aux deux écoles, sous tutelle du ministère de la Défense, d'accroître leurs projets communs et leur coopération, notamment en matière de formation, recherche, entrepreneuriat et développement international. "Ce partenariat donne une nouvelle structuration à l'histoire, déjà longue, qui existe entre les deux écoles", note Olivier Lesbre, directeur général de l'ISAE-Supaero.

Vers un pôle national d'écoles d'ingénieurs

Après l'Ensta ParisTech, l'établissement toulousain, né en 2007 de la fusion de l'Ensica et de Supaero, est la deuxième école d'application de l'X à s'unir de façon formelle à sa "grande sœur". "Il est indispensable de faire évoluer le dispositif de formation en fonction du contexte international, a tenu à rappeler Laurent Collet-Billon, délégué général pour l'Armement. Les écoles d'ingénieurs restent trop éclatées, il faut s'unir pour exister."

Annoncé à demi-mot par Jacques Biot le 15 décembre lors de la visite de Jean-Yves Le Drian à Polytechnique, ce rapprochement "contribue à la dynamique de constitution d'un pôle national d'écoles d'ingénieurs, cohérent avec les projets des communautés d'établissements auxquels ses membres participent", tiennent à rappeler les deux écoles.

Une référence claire faite à l'Université Paris-Saclay et au projet de pôle d'excellence qui fait l'objet de discussions houleuses sur le plateau. "Nous sommes des membres militants de Paris-Saclay, il n'y a pas de doute là-dessus, a martelé Yves Demay, directeur général de Polytechnique. Mais, à l'intérieur de cette dynamique, nous tenons à créer un lien renforcé avec les écoles d'ingénieurs qui le souhaiteront." Qu'elles soient à Saclay ou non.

Bientôt un accord avec l'École des Ponts ?

Devant le scepticisme exprimé au sujet de ce projet par certains acteurs du plateau, la base du volontariat est, à ce jour, privilégiée. Et Yves Demay de dévoiler le nom d'un prochain partenaire : "Je ne serais pas surpris qu'on aboutisse à un accord avec nos homologues de Paris-Est."

La principale concernée, l'École des ponts ParisTech, confirme avoir engagé des échanges avec l'X pour renforcer les projets communs déjà existants. "Nous entretenons avec l'École polytechnique et bon nombre d'écoles d'ingénieurs des relations étroites depuis de nombreuses années, tient à rappeler Armel de la Bourdonnaye, directeur de l'établissement. Mais, bien avant les questions de structure, les discussions doivent porter sur les projets et sur les enjeux : quel intérêt pour les étudiants, pour les entreprises, pour notre territoire ? On ne dépense pas l'argent public pour uniquement apparaître dans le classement de Shanghai..."

Fondation ISAE-Supaero : 40 millions d'euros en 2018
Profitant de l'inauguration de son nouveau campus financé à hauteur de 50 millions d'euros par sa tutelle, l'ISAE-Supaero a également officiellement lancé sa campagne de levée de fonds. Portée par la fondation de l'établissement, l'opération a pour objectif de récolter 40 millions d'euros d'ici à 2018. Près de 13 millions d'euros ont d'ores et déjà été recueillis durant la phase silencieuse, débutée en 2011.

"Cette levée de fonds n'est pas là pour faire face à des difficultés financières, a rappelé Olivier Zarrouatti, président de la fondation ISAE-Supaero et président du directoire de Zodiac Aerospace. Mais elle va permettre de donner une nouvelle dimension à l'établissement, notamment en matière de recherche".

Les 40 millions d'euros serviront notamment à financer des prix de thèse pour les jeunes docteurs de l'ISAE mais aussi à attribuer des bourses sur critères sociaux.

Céline Authemayou  |  Publié le

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