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Exclusif. Le code source d’APB rendu public... pour les licences à capacité limitée

Natacha Lefauconnier
Publié le - Mis à jour le
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Le code source d'APB
Le code source d'APB enfin dévoilé... pour ce qui concerne l'attribution des places dans les formations non sélectives.
Énième rebondissement dans l’affaire de l’algorithme d’Admission postbac. Lundi 17 octobre 2016, soit plus de six mois après sa demande, l’association Droits des lycéens vient de réceptionner le précieux code source pour les licences à capacité limitée. Reste à décrypter les informations.

Lundi 17 octobre, soit un mois et un jour après l’avis rendu par la Cada (Commission d’accès aux documents administratifs), l’avocat de l’association Droits des lycéens a reçu le code source d'APB, par un courrier postal envoyé par le ministère de l'Éducation nationale, daté du 12 septembre 2016... dont le cachet de la poste indique qu’il a été envoyé le 13 octobre. 

Un document d’une vingtaine de pages, assez peu digeste pour qui ne baigne pas dans le langage informatique, se limitant à la "génération automatique de classements aléatoires en production, pour les formations non sélectives."

Six mois de suspense

Ce dénouement semble presque inespéré, tant la Rue de Grenelle semblait peu encline à partager l’algorithme, malgré la promesse de Thierry Mandon, le 8 décembre 2015, de "dévoiler l'un des secrets défense les mieux gardés".

Depuis lors, le ministère de l’Éducation nationale avait fait la sourde oreille aux demandes répétées de Droits des lycéens. Une association de lycéens – dont certains sont devenus étudiants depuis – qui réclamait la transparence complète de l’algorithme régissant les règles du logiciel de pré-inscription en première année d’études supérieures, notamment pour l’attribution des places dans les licences à capacité limitée, pour lesquelles un tirage au sort des candidats peut être pratiqué.

Un système jugé opaque, comme le démontre Leïla Frouillou, docteure en géographie à l'UMR Géographie-cités de Paris 1, dans sa thèse portant sur les mécanismes d’une ségrégation universitaire francilienne

En juin dernier, le ministère avait finalement dévoilé une partie du mystère en envoyant à l’association Droits des lycéens de nombreux documents expliquant le fonctionnement du back office de la plate-forme, sans toutefois communiquer le fameux code source.

Appel aux bonnes volontés pour décoder le code source

Voilà qui est désormais chose faite… Même si le plus dur reste à faire : l’algorithme, communiqué sur papier (alors qu’un support numérique avait été demandé), reste incompréhensible. 

Via son site, Droits des lycéens va donc faire appel aux informaticiens pour décrypter le document communiqué par le Service de la stratégie des formations et de la vie étudiante. Seuls les experts pourront vérifier qu'il n'y a pas de vice de forme dans le système.


Natacha Lefauconnier | Publié le - Mis à jour le

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gaigne.

Merci de publier les deux in extenso. Bernard Gaigne, professeur agrégé de mathématiques, professeur principal de la Terminale S2 du lycée public de St-Just et ancien ingénieur informaticien, diplomé de l'ENSIMAG (Ecole Nationale Supérieur d'Ingénieur en Informatique et Mathématiques Appliqués de Grenoble, faisant partie de l'INP de Grenoble (Institut national Polytechnique).

Daja.

Les deux sont importants. Seules, les règles de gestion sont inutiles car elles n'expriment qu'une intention et la réalisation (ie l'implémentation) peut s'éloigner de cette intention pour de nombreuses raisons.

Alfred.

Si le programme a été validé, ce qui est le cas, alors les règles de gestion sont respectées intégralement ! Inutile de fourrer son nez dans le code !

Alfred.

Les informaticiens ont programmé à partir d'un certain nombre de "règles de gestion" qui sont en pur français : ce sont ces règles de gestion qu'il faudrait publier, et non le programme généré...

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