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Enseignement supérieur : ce qui change au 1er janvier 2015

Marie-Anne Nourry
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Université de Montpellier - Hall de la Maison des Etudiants Aimé Schoenig
Université de Montpellier - Hall de la Maison des Etudiants Aimé Schoenig // ©  Ambre Nicolle

Fusion à Montpellier, scission aux Antilles-Guyane, révolution dans la formation continue... Tour des nouveautés pour l'année 2015.

Fusion des universités Montpellier 1 et Montpellier 2

41.000 étudiants, 4.500 agents, 72 unités de recherche, 21 directions de service, un patrimoine de 500.000 m², et un budget de 400 millions d'euros... L'université de Montpellier, issue de la fusion de Montpellier 1 et Montpellier 2, est devenue la cinquième université française le 1er janvier 2015. Une grande absente de ce rapprochement : Montpellier 3 (lettres et sciences humaines).

Aller plus loin : Fusion : les universités Montpellier 1 et 2 dans les starting-blocks (septembre 2014)

Une nouvelle-née en Guyane

Depuis le 1er janvier 2015, le pôle universitaire guyanais s'est officiellement détaché de l'UAG (université des Antilles et de la Guyane) pour devenir l'université de la Guyane. Cette indépendance, qui contraste avec les fusions en métropole, a été obtenue en moins d'un mois à l'issue d'une grève portée par une intersyndicale composée d'enseignants et d'un collectif d'étudiants fin 2013. Le nouvel établissement va être présidé par Richard Laganier, jusque-là professeur de géographie à Paris 7.

Aller plus loin : L'université des Antilles dans le brouillard (décembre 2014)

Création de l'école CentraleSupélec

Après l'alliance lancée en 2008 entre Centrale Paris et Supélec, les deux écoles ont enfin consommé leur fusion (lire le décret du 30 décembre 2014). Les droits d'inscription au nouvel EPSCP (établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel) seront maintenus à 620 euros pour les étudiants en cours de formation. Les nouveaux inscrits devront, quant à eux, s'acquitter de la somme de 1.850 euros à compter de la rentrée 2015, puis de 2.200 euros à partir de 2016 (lire l'arrêté du 2 janvier 2015).

Aller plus loin : Hervé Biausser : "CentraleSupélec n'est pas une fusion mais une création" (septembre 2014)

Rémunération des stages en hausse

Le niveau de gratification des stagiaires va augmenter par étapes en 2015 (lire le décret relatif à l'encadrement des stages du 30 novembre 2014). La rémunération mensuelle va atteindre 500,51 euros de janvier à août, puis 523,26 euros à compter de septembre 2015.

Aller plus loin : Stage : il n'y a pas que la rémunération qui change (décembre 2014 sur L'Express.fr/L'Entreprise)

le DIF est mort, vive le CPF

À partir du 5 janvier 2015, chaque salarié disposera d'un CPF (compte personnel de formation) qui le suivra tout au long de sa carrière, même en période de chômage. Ce nouveau droit signe la fin du DIF (droit individuel à la formation). Surprise pour les universités : leurs diplômes sont présents à la marge dans la première liste nationale interprofessionnelle des formations éligibles au compte personnel de formation établie par les partenaires sociaux.

Aller plus loin : - Compte personnel de formation (compilation d'articles sur L'express.fr/L'entreprise)

- Compte personnel de formation : surprise et déception des universités (décembre 2014)


Marie-Anne Nourry | Publié le

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annick.

Les gratifications des stagiaires de M2 tuent, lentement certaines formations universitaires. Quel paradoxe : les meilleurs étudiants vont payer 2200 € pour étudier à CENTRALESUPÉLEC ; alors que des labos vont "gratifier" de plus de 500€/mois des stagiaires de M2 dont certains seront collés à l'issue de l'évaluation du stage ! On se moque des universitaires depuis (trop) longtemps. Le rétablissement des bourses d'études est la seule solution.... Mais je dois être définitivement vieux jeu

Michel BIllaud.

Le site service public http://vosdroits.service-public.fr/professionnels-entreprises/F20559.xhtml indique une gratification minimale de 508,20 € à compter du 1er Janvier jusqu'en septembre.

Baptiste.

La brève "rémunération des stages en hausse" est incorrecte. D'une part, même si le lieu commun est de parler de "rémunération", il s'agit d'une gratification. Le terme "rémunération" renvoie à la contrepartie d'un travail, or la loi et la réglementation se sont bien gardées d'utiliser ce terme pour qualifier la stage (ou "période de formation en milieu professionnel"). D'autre part, la réglementation définit les équivalences de durée lors d'un stage. La base de calcul est l'heure de présence effective du stagiaire. 7h de présence continue ou non = 1 jour ; 22 jours = 1 mois. Soit 1 mois = 154 heures de présence. Enfin, la gratification de stage est due à l'heure effective de présence. Dorénavant, si l'organisme d'accueil se contente de verser la gratification minimale, il devra effectuer un décompte exact de la présence du stagiaire. Si l'on veut donner une approximation mensuel de la gratification minimale, il faut retenir 1 mois = 154h, et non la durée mensuelle moyenne du travail (151,67h) comme votre brève le fait.