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Crise à l'université Rennes 2 : démissions en cascade

CS
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Un amphi de sciences humaines à l'université Rennes 2
Un amphi de sciences humaines à l'université Rennes 2

Après la première vice-présidente, c'est au tour du conseil d'administration et du président. Les démissions s'enchaînent à l'université Rennes 2. La fac de sciences humaines se divise sur la fusion avec sa consœur, Rennes 1. Au cœur des désaccords : la gouvernance de la future université unique.

Rennes 2 est en pleine crise : 20 membres du conseil d'administration démissionnent. Avec pour conséquence la fin du mandat du président, Jean-Émile Gombert, qui explique la situation dans une lettre adressée à ses personnels et étudiants, le 26 janvier 2015.

La première vice-présidente de la fac, Catherine Loneux, a déjà annoncé qu'elle quittait ses fonctions il y a quelques semaines, selon Ouest-France.

L'égalité au sein des conseils de l'université unique

undefinedEn cause : la fusion avec Rennes 1 et la discussion autour des statuts de l'université unique, dont la création est prévue à l'horizon 2016. "La question de la gouvernance de la future université de Rennes divise au sein de notre établissement, écrit le président Gombert. Elle est à l'origine d'une crise dont il faut sortir sans délai."

Le dialogue avec Rennes 1 est devenu de plus en plus difficile, le conseil d'administration de Rennes 2 ayant exprimé ses doutes envers le calendrier de la fusion et la représentativité au sein des conseils de l'établissement unique depuis la fin de 2014. Les administrateurs de la fac de lettres et sciences humaines défendent en effet la parité dans les futurs conseils de l'université unique comme un préalable aux discussions avec Rennes 1, qui refuse cette règle.

Le président de Rennes 2 souhaitait, lui, la réouverture du dialogue avec Rennes 1, afin "que soient envisagées toutes les solutions permettant l'aboutissement du projet, y compris le report de la création du nouvel établissement", affirme-t-il dans son courrier.

Une position qui n'a pas convaincu. Outre les 20 administrateurs (sur 28), 3 vice-présidents ont envoyé leur lettre de démission au président le 26 janvier, entraînant la dissolution du conseil d'administration et la fin du mandat du président, à compter de la fin du mois de janvier. Une dernière réunion du conseil d'administration est prévue le 30 janvier.

Des élections seront organisées dans les deux mois qui viennent, indique l'université rennaise.

Lire aussi
- La lettre du président aux personnels et aux étudiants de l'université Rennes 2
- La résolution votée par le conseil d'administration de Rennes 1, le 15 janvier 2015
- La biographie EducPros de Jean-Émile Gombert (Rennes 2)
- La biographie EducPros de Guy Cathelineau (Rennes 1)

- La réaction du président de l'université Rennes 1 (27.01.2015)

-  Fusions des universités. Rennes 2 vit une situation de crise  (Ouest-France)
-  Université Rennes 2. Vingt démissions : le conseil d'administration dissous (Ouest-France)

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Vos commentaires (4)

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Stromboni (EducPros).

Je note donc que mon point de vue n'est pas majoritaire :) Merci de nous avoir fait part des vôtres. En espérant trouver les formulations les plus exactes possibles, sans oublier la poésie !

Jean-Marie Pincemin.

Il est bien dommage que ce "défaut journalistique volontaire" soit utilisé dans les médias - et encore plus chez EducPros! C'est une erreur historique qui contribue à maintenir le flou et l'incompréhension de ce qu'est/devrait être une Université du XXIième siècle! Altérer une réalité structurelle essentielle pour économiser ses efforts de rédaction, voilà un principe journalistique pas très "pro"!

Stromboni (EducPros).

Bonjour, Il s'agit d'une manière permettant de ne pas répéter en permanence le mot "université", très présent dans nos articles. Comme vous le voyez, j'évoque "la fac de sciences humaines", juste après avoir écrit "l'université Rennes 2". N'y voyez donc aucune intention cachée, mais un défaut d'expression journalistique volontaire, qui va perdurer, afin de rendre la lecture plus agréable. Cordialement CS

Olivier Ridoux.

C'est un point de vue très littéraire (et de littérature française) que de penser qu'utiliser plusieurs dénominations pas équivalentes et parfois même incorrectes permettrait une « lecture plus agréable ». Après environ 8 ans de formation en collège et lycée, le résultat se voit de façon très cruelle dans les productions de nos étudiants qui écrivent plus pour faire joli (dans les bons cas) que pour informer. En l'occurrence, je me demande si la composante Arts et Lettres de Rennes 2 se reconnait dans l'appellation « fac de sciences humaines ». La licence poétique c'est bien, mais surtout pour la poésie.

yann Bisiou.

La rédaction retenue pour cet article pose très bien la problématique: Renne 2 n'est pas une "fac", contrairement à ce que vous écrivez. C'est une université regroupant des UFR c'est à dire plusieurs "facs". L'enjeu est donc de savoir si 2 universités fusionnent pour en constituer une nouvelle, à parité, ou si l'université Renne 1 "absorbe" Renne 2 dans un modèle facultaire. Exactement ce qui a conduit d'autres universités comme la mienne à renoncer aux processus de fusion facultaires et au retour aux universités de grand-papa.