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Transfert de technologies : les instituts Carnot veulent monter en puissance

Olivier Monod
Publié le
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Laboratoire de recherche à l'UTC Compiègne
Laboratoire de recherche à l'UTC Compiègne // ©  utc

Geneviève Fioraso, secrétaire d'État à l'Enseignement supérieur et à la Recherche, a reçu mercredi 21 janvier 2015 un rapport très positif sur les instituts Carnot. Elle s'est montrée ouverte aux propositions de pérennisation de ces structures.

"Un réel succès". "Un dispositif simple, pragmatique". La commission Carnot 3.0 rendait son rapport – laudatif – sur les instituts éponymes mercredi 21 janvier. Le document, dont Laurent Malier, président de l’Association des instituts Carnot, est le rapporteur, souligne que le chiffre d’affaires global des 34 instituts atteint 420 millions d’euros en 2013, avec une progression annuelle de 17% depuis 2010. La moitié des financements privés de la recherche publique passe par ce réseau.

"Il est temps de pérenniser et de professionnaliser les structures", déclare le rapporteur. La commission préconise de pérenniser le dispositif sur dix ans. Pas question pour autant d’être moins exigeant sur le fond. Le rapport propose aussi "un examen périodique tous les deux ans des labellisés avec la possibilité d’une réelle dé-labellisation". Ainsi, la durée du dispositif serait découplée de la durée de labellisation. Aujourd'hui les deux sont liées pour une période de cinq ans.

Fluidifier le transfert de technologies

Dans un souci de "simplification", la commission recommande également "une unique entité mandataire […] pour gérer et négocier les contrats" ainsi qu’un "processus de signature rapide". La signature devant suivre de moins d’un mois les négociations.

Ces recommandations trouvent un écho chez Geneviève Fioraso. "Pour fluidifier le passage de la recherche vers le monde de l’entreprise, nous ne sommes certainement pas allés assez loin dans la loi mais les débats qui ont suivi montrent qu’il existe une culture à faire évoluer", a déclaré la secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche.


Olivier Monod | Publié le

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