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L’Ecole des mines de Nantes et Télécom Bretagne en route vers la fusion

Delphine Dauvergne
Publié le
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L'École des mines de Nantes et Télécom Bretagne vont fusionner en 2017
L'École des mines de Nantes et Télécom Bretagne vont fusionner en 2017 // ©  Télécom Bretagne

L’Ecole des mines de Nantes et Télécom Bretagne viennent de lancer une étude de faisabilité pour fusionner. Les résultats seront donnés fin 2014.

"Nous réfléchissons depuis quelques mois à l’idée de nous rapprocher de Télécom Bretagne, pour que nos deux écoles soient plus attractives ensemble". A la tête des Mines de Nantes, Anne Beauval revient, sereine, sur le projet de fusion. Le 27 mai 2014, une étude de faisabilité a été lancée, sur la possibilité de créer une nouvelle entité porteuse d’une marque commune. Les conclusions seront données fin 2014.

"Nos deux écoles s’étaient déjà rapprochées avec la création de l’Institut Mines-Télécom en 2012, cela nous a amenés à parler de nos projets communs", raconte Paul Friedel, directeur de Télécom Bretagne. Tous deux sous la même tutelle, celle du ministère de l’Économie, du Redressement productif et du Numérique, partenaires de divers projets de recherche et du même Labex (Laboratoire d'excellence) Comin Labs, les deux établissements collaboraient déjà ensemble depuis quelques années – quoique le projet d'un MOOC francophone ait été imaginé, en 2012, par des enseignants de Télécom Bretagne et de la rivale Centrale Nantes.

Cette fusion ne serait pas liée à des difficultés économiques. "Le côté financier n’était pas une motivation initiale du projet, mais le contexte financier général de l’Etat est à prendre en compte dans la réflexion générale", admet Anne Beauval. Pour Paul Friedel, cette fusion "va permettre de dégager des ressources, notamment pour développer l’international".

Inquiétudes sur la localisation

Le personnel, informé fin mai lors de l’annonce de l’étude, "a réagi plutôt positivement à ce projet d’une grande ampleur", rapporte Anne Beauval. A Télécom Bretagne, selon le directeur, "l’ambiance est sereine, le personnel comprend le sens stratégique, un enseignant-chercheur a déjà déclaré vouloir créer une formation avec l’Ecole des mines de Nantes".

Le projet de fusion pose cependant de nombreuses questions, notamment sur le plan géographique. "Nous souhaitons que le projet s’équilibre entre les différentes villes, en évitant que l’attractivité de Nantes nuise à Brest, trop excentrée", rassure Paul Friedel. "La distance entre nos trois campus, Brest, Rennes et Nantes suscite des craintes sur les moyens mis en œuvre pour gérer une seule école avec un périmètre aussi large, mais d’autres écoles y arrivent déjà, comme Skema", argumente-t-il.

Avec la fusion nous allons pouvoir être vu comme une école généraliste (P.Friedel)

Vers une évolution des formations

L’impact sur les formations existantes est aussi un point important de questionnement. L’évolution concernera la formation d’ingénieur généraliste. "Nous sommes complémentaires notamment sur les questions énergétiques, où l’Ecole des mines de Nantes propose plusieurs options en sciences et technologies de l’énergie et de l’environnement, alors que Télécom Bretagne enseigne davantage le traitement de données sur la consommation", souligne Paul Friedel. Ainsi, l’énergie, l’environnement, mais aussi le numérique seront des secteurs de formations interdisciplinaires au cœur de cette éventuelle fusion.

Quant au nom de la future école, rien n’a encore été décidé. "Il y aura forcément ‘Mines’ et ‘Telecom’ dedans", assure la directrice de l’EMN. Cette évolution est vue d’un bon œil par Paul Friedel : "notre nom nous donnait l’image d’une école spécialisée très mathématique, avec la fusion nous allons pouvoir être vu comme une école généraliste". Une alliance où chacune des écoles semble trouver son compte.


Delphine Dauvergne | Publié le

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