Lycée : Vincent Peillon juge les propositions de la concertation insuffisantes


Publié le
Envoyer cet article à un ami
V. Peillon 11 octobre 2012
V. Peillon 11 octobre 2012
Jeudi 11 octobre 2012, Vincent Peillon a présenté à la presse l’agenda des réformes envisagées pour changer l’école. Deux jours après la remise officielle du rapport de la concertation sur la refondation de l’Ecole de la République, le ministre de l'Education a précisé qu’il allait ouvrir une concertation plus approfondie sur l’articulation de bac-3 à bac+3. Et l'évolution du bac.


Un inventaire. Comme s’il fallait rassurer sur le chemin parcouru, le ministre de l’Education nationale a entamé sa conférence de presse du 11 octobre 2012 par une cascade de chiffres allant des 1.000 créations de postes de professeurs des écoles à la rentrée 2012 aux 18.000 emplois d’avenir professeur prévus dans les trois années à venir. Une manière de confirmer que l’Education nationale est bien la priorité budgétaire du gouvernement. Une priorité que la loi de programmation et d’orientation doit venir inscrire dans la durée du quinquennat.

Temps, calme et sérénité

« L’Education nationale ne sera pas la variable d’ajustement budgétaire d’aléas économiques qui peuvent frapper le pays », assure Vincent Peillon. Commele président de la République l’a fait le 9 octobre en Sorbonne , le ministre de l’Education nationale revendique de donner du temps au temps pour mener à bien la refondation de l’école dans le calme et la sérénité.

Repenser les voies professionnelle, technologique et générale du lycée

Aussi, après avoir décliné l’agenda des consultations prévues avant le passage de la loi devant le Parlement (voir encadré) et listé l’ensemble des mesures mises en place à la rentrée 2013 , le ministre a-t-il reconnu l’insuffisance des propositions de la concertation pour le lycée et l’articulation du bac-3 au bac+3.

Priorités annoncées pour ce chantier : l’articulation collège-lycée, lycée-supérieur, ainsi qu’une réflexion de fond sur les trois voies d’enseignement (professionnelle, technologique et générale) et sur le baccalauréat. Entre la fameuse « reconquête du mois de juin » liée à l’organisation du bac, et la question de la revalorisation de la voie professionnelle, au sujet de laquelle le ministre reconnaît ne pas avoir de réponse pour le moment, les enjeux sont de taille et la concertation est loin d’être terminée. Vincent Peillon a d'ailleurs salué le travail de ses prédécesseurs qui ont déjà bien fait évoluer le bac. Une prise de conscience des difficultés qui l’attendent s’il s’attaque à ce monument national ?

Le calendrier de la refondation de l'école

Semaine du 15 octobre 2012 :
Présentation et dialogue avec les représentants des personnels, des lycéens, les associations de parents d’élèves, les mouvements d’éducation populaire et les associations d’élus locaux, autour des orientations envisagées par le ministre de l’Education nationale et des arbitrages pour la rentrée 2013.

Semaine du 22 octobre 2012 : Travail interministériel avec les autres ministères impliqués dans les mesures précisées dans la loi de programmation et d’orientation (avec le ministère l’Enseignement supérieur pour la formation des enseignants, par exemple). 

Début novembre : Finalisation de la loi et début de la consultation auprès des autres ministères, du Conseil d’Etat et du Conseil économique et social

12 ou 19 décembre 2012 : Présentation de la loi au conseil des ministres

A partir de janvier 2013 : Début du débat parlementaire




| Publié le