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Rapprochement entre Paris Dauphine et six IEP

Mathieu Oui
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Sciences po - Concours commun des six IEP à Lille en juin 2012
Sciences po - Concours commun des six IEP à Lille en juin 2012 // ©  Camille Stromboni

L’université Paris Dauphine vient de signer un accord de partenariat en formation et recherche avec les IEP d’Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse.

Les représentants de Paris-Dauphine et des IEP (Instituts d’études politiques) d’Aix, Lille, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse ont signé le 19 juin 2013 à Toulouse un accord de coopération en matière de formation et de recherche. Cette convention cadre s’accompagnera, dans les prochaines semaines, de conventions bilatérales entre l’établissement parisien et chacun des six IEP, l’accord étant décliné en fonction des spécialités de chaque institut. Avec pour objectif une application de l’accord à la rentrée 2014.
"Il s’agit d’une triple ouverture : géographique, disciplinaire et institutionnelle, indique Laurent Batsch, le président de Paris Dauphine. Des étudiants d’IEP qui ne s’étaient pas posé la question de venir étudier à Paris vont pouvoir l’envisager".

Il s’agit d’une triple ouverture : géographique, disciplinaire et institutionnelle (L.Batsch)

Passerelles en licence et Master

Concrètement, il s’agit de faciliter les passerelles entre les filières et d’offrir aux étudiants un plus vaste choix de formations, notamment sous forme de double diplôme. Dès la licence, les étudiants des IEP pourraient valider lors de la seconde année, le DEGEAD (Diplôme d’établissement gestion et économie appliquée) de Dauphine, moyennant des cours complémentaires dispensés en ligne ou en présentiel. Ils pourraient ensuite rejoindre la troisième année de licence de Dauphine. Au niveau du master, les possibilités de suivre un M2 dans un autre établissement seront également favorisées dans les deux sens.

Mutualisation des prépas ENA

La convention induit une certaine "ouverture disciplinaire", puisque Dauphine va élargir son champ aux thèmes des politiques publiques et de la gestion d’établissements et d’organisations publiques, à travers les préparations aux concours administratifs (prépas ENA…). Certaines options du concours ne sont suivies que par une poignée d’étudiants. "Des instituts comme celui d’Aix ou le nôtre ont du mal à mobiliser des haut fonctionnaires pour intervenir dans nos prépas ENA. La mutualisation de ces prépas, associant cours en ligne et présentiel à Paris, devrait nous permettre de compenser ce déficit", explique Philippe Raimbault, directeur de l’IEP de Toulouse.

Recherche et stratégies de marques

En matière de recherche, le partenariat portera sur des projets conjoints aux différents centres de recherche. "Là encore, indique Philippe Raimbault, il s’agit de regrouper nos ressources pour pouvoir répondre à des appels d’offres qui nécessitent des équipes de recherche assez larges".
Enfin au plan institutionnel, c’est un rapprochement entre établissements sélectifs, le groupe des six IEP étant réunis par un concours commun en première année (et bientôt en deuxième année, annoncé pour 2014). "Il s’agit d’une alliance de marques pour gagner en visibilité et en opportunités", conclut Philippe Raimbault.


Mathieu Oui | Publié le

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Sirius.

Cette réponse du berger à la bergère peut se comprendre, mais est-elle finalement satisfaisante ? Résumé des épisodes précédents : Alors que le statut de la "Fondation Nationale des Sciences Politiques" lui fait obligation de servir non seulement SciencesPo Paris, mais les IEP en Région, Richard Descoings part à l'assaut de financements régionaux pour créer des antennes de ScPo Paris qui viennent concurrencer les IEP de province. Pour faire face à cette agression, les IEP en question se regroupent, avec raison, pour créer un concours commun. Aujourd'hui ils prolongent par un accord avec Dauphine. Cet accord est une réponse compréhensible à la trahison de ScPo Paris, mais le résultat de ces mouvements est-il satisfaisant ? Au lieu de créer de solides pôles de compétences universitaires enracinés dans une métropole régionale, on se retrouve avec deux réseaux sans logique fondamentale, dont le seul bénéficiaire certain est...la SNCF.