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Sylvie Faucheux (rectrice de Dijon) : "Nous devons accroître les poursuites d’études supérieures dans l’académie"

Sylvie Lecherbonnier
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A l’occasion du train de l’orientation qui passe à Dijon dimanche 25 novembre, Sylvie Faucheux, rectrice de Dijon depuis le 17 octobre 2012, fait le point pour EducPros sur les forces et faiblesses de l’académie sur l’enseignement supérieur, et les actions engagées par le rectorat.

Sylvie FaucheuxVous avez été nommée rectrice de l'académie de Dijon, le 17 octobre 2012, qu'est-ce qui vous a le plus surpris quand vous avez pris vos fonctions ?

J'ai été frappée par le faible taux de poursuites d'études supérieures, notamment dans les départements de la Nièvre et de l'Yonne. Il est bien en dessous de la moyenne nationale. Dans certaines zones rurales, des jeunes s'interdisent de suivre des études supérieures et se dirigent trop systématiquement vers le bac pro. Ils privilégient des établissements près de chez eux par autocensure mais aussi en raison de difficultés financières. Notre objectif prioritaire est donc bien d'augmenter ces poursuites d'études.

Comment allez-vous vous y prendre pour réaliser cet objectif ?

Nous allons développer l'offre de formation post-bac avec l'université, Agrosup Dijon, l'ENSAM ou les BTS, mais aussi en relation avec les collectivités territoriales et les entreprises pour que l'offre corresponde aux secteurs porteurs dans la région : le génie civil, l'efficacité énergétique, mais aussi le tourisme ou la gastronomie...

Autre chantier prévu : la formation à l'orientation des personnels de l'académie volontaires : enseignants et COPsy. Nous allons aussi mener des actions en lien avec des étudiants et des doctorants qui viendront témoigner de leurs parcours dans les collèges et lycées les plus défavorisés de notre territoire.

Quel sera le rôle de l'université pour amplifier ces poursuites d'études ?

Pluridisciplinaire, implantée dans quatre départements et bénéficiant d'une filière santé, l'université de Bourgogne fait indéniablement partie des points forts de l'académie. Ses effectifs sont d'ailleurs en hausse depuis trois ans.

Jusqu'à présent les implantations secondaires de l'université à Nevers, Auxerre ou Macon, par exemple, n'étaient pas suffisamment développées ou valorisées. Ces sites coûtent chers mais ils sont indispensables pour développer l'enseignement supérieur dans l'académie. Avec l'université, nous allons mieux les mettre en valeur, y développer l'alternance notamment. L'université de Bourgogne ne compte que 5% d'étudiants en alternance, alors que l'apprentissage est très développé dans le secondaire. C'est donc une véritable de demande, notamment des étudiants modestes, à laquelle il faut répondre.

Que pensez-vous du PRES Bourgogne-Franche Comté et de la constitution d'une université fédérale inter-académies ?

Le PRES (Pôle de recherche et d'enseignement supérieur) est une vraie chance pour le territoire. Il est d'ailleurs soutenu par les deux régions, les deux communautés d'agglomération et permettra d'atteindre une véritable visibilité avec 50.000 étudiants.

L'Etudiant vient à la rencontre des étudiants de Dijon

A l'occasion de la venue du Train de l'orientation en gare de Dijon le dimanche 25 novembre, la rédaction de l'Etudiant se rend sur place pour vous faire vivre l'événement en direct. Des témoignages d'étudiants, de lycéens, des conseils sur l'orientation par des experts à suivre en direct sur letudiant.fr.

Sylvie Lecherbonnier | Publié le

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