Classement thématique de Shanghai : Paris-Saclay reste championne en maths

Camille Jourdan
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Classement thématique de Shanghai : Paris-Saclay reste championne en maths
L'Université Paris-Saclay, dont l'École nationale supérieure fait partie, caracole en tête du classement thématique de Shanghai. // ©  Marta NASCIMENTO/REA
Le 26 mai dernier sortait le classement thématique de Shanghai 2021. On y retrouve 82 établissements français, dont certains obtiennent de très bonnes places, notamment en mathématiques ou encore en écologie.

L'édition 2021 du classement thématique de Shanghai vient de sortir. Sans surprise, les trois premières places du classement général sont trustées par des universités anglo-saxonnes : Harvard, Stanford (États-Unis) et Cambridge (Royaume-Uni). Les établissements américains restent d’ailleurs les plus présents, puisqu’ils dominent 30 thématiques.

Toutefois, la France n’est pas en reste : Paris-Saclay, Paris Sciences et Lettres (PSL), Paris Sorbonne Université et Université de Paris arrivent respectivement 14e, 36e, 39e et 65e du classement global, et affichent des scores remarquables dans certaines matières. Pour la première fois, l’Université Grenoble-Alpes est quant à elle passée parmi les 100 meilleurs établissements, à la 99e place.

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Un classement thématique dans cinq grands domaines

Depuis 2017, l’organisme Shanghai Ranking Consultancy publie son classement thématique mondial : des universités du monde entier sont répertoriées par "thèmes", ou matières, inclus dans cinq grands domaines : les sciences naturelles (sciences de la terre, mathématiques, physique…), l’ingénierie (chimique, civile, biomédicale, électrique et électronique, informatique…), les sciences de la vie (biologie, biologie humaine, sciences agricoles, vétérinaires), les sciences médicales (médecine clinique, santé publique, technologie médicale, pharmacie…), les sciences sociales (économie, statistiques, sciences politiques, droit, psychologie…).

Sur 4.000 établissements étudiés dans 93 pays, 1.800 figurent dans ce classement, dont 82 français. Chaque université marque un certain nombre de points par matière, en fonction de différents critères : les résultats de la recherche, l’influence de la recherche, la collaboration internationale, la qualité de la recherche et les prix académiques internationaux.

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La France, championne des maths et bien classée en écologie

Le domaine où se démarque le plus la France est indubitablement celui des sciences naturelles. Les universités nationales arrivent régulièrement dans le top 100 voire top 50, si ce n’est mieux, en mathématiques et en physique.

En maths, Paris-Saclay décroche même la première place, pour la deuxième année consécutive. La Sorbonne la suit de près, à la troisième place mondiale. Des résultats qui peuvent être surprenants au regard des faiblesses constatées en mathématiques chez les collégiens français…

L’écologie compte également parmi les matières où nos universités marquent des points. Même si elle perd une place par rapport à l’année passée, l’université de Montpellier se maintient sur le podium, au 3e rang. À noter qu’au classement général, cet établissement grimpe d’une bonne centaine de places, pour se hisser dans les 200 meilleures. L’écologie ressort aussi comme un point fort à Paris Sciences et Lettres (8e), Montpellier 3 (24e) et Toulouse 3 (36e).

Dans un registre proche, plusieurs établissements prouvent leurs performances en océanographie, avec une belle 3e place pour Paris Sorbonne. Mais les facs du littoral s’imposent aussi dans ce domaine : l’Université de Bretagne Occidentale arrive 13e, celle de Toulouse 3 – un peu plus dans les terres, certes – 22e, et celles de Toulon et de La Rochelle figurent aussi au classement, un peu plus bas.

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Quelques résultats brillants en sciences sociales

Contrairement aux quatre premiers domaines où certains établissements français se démarquent, ils sont moins nombreux à se hisser dans les hauts de classement en sciences sociales. À quelques exceptions notables toutefois : l’Institut européen d'administration des affaires (INSEAD) termine 6e en management et 9e en administration des entreprises.

D’autres écoles de commerce et de management ont trouvé leur place dans ces mêmes domaines : Kedge, Montpellier Business School, Grenoble Ecole de Management, IESEG, Essec ou encore emlyon Business School. HEC s’impose quant à elle dans la finance, à la 32e place.

Enfin, certains établissements se font remarquer dans des domaines bien spécifiques. L’université de Toulouse 3 se classe 6e dans le "remote sensing", ou télédétection, juste derrière des universités chinoises, américaines et allemandes. À l’université de Lorraine, c’est dans l’ingénierie minière et le génie minéral que l’on se détache, au 13e rang. Le classement de Shanghai prouve que des établissements parisiens, mais aussi régionaux, parviennent à rivaliser avec de grandes universités du monde entier !


Camille Jourdan | Publié le