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ICD : la labellisation EPAS en ligne de mire

Dahvia Ouadia
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ICD : la labellisation EPAS en ligne de mire
L'ICD Paris vise la labellisation EPAS. // ©  icd paris
Patricia Théry-Hart a pris la direction de l’ICD, école de commerce du groupe IGS, en septembre 2019. Quelques mois après son arrivée, elle doit faire face à la crise du coronavirus, comme l'ensemble des établissements du supérieur. Mais au-delà de la pandémie, la directrice fait le point sur ses enjeux et ses missions à venir. Son premier objectif ? Lancer la labellisation EPAS.

Un vent nouveau souffle sur l’ICD, école de commerce du groupe IGS. Patricia Théry-Hart a pris la direction de l’école, en septembre 2019, après plusieurs années passées à l’Alliance française de Bangkok en Thaïlande.

A peine quelques mois après son arrivée, la nouvelle directrice doit faire face à la pandémie de coronavirus qui confine la France. Pour assurer la continuité pédagogique, l'ICD a mis en place "des solutions adaptées pour que les étudiants poursuivent leurs études dans les meilleures conditions possibles, précise Patricia Théry-Hart. Nous utilisons ainsi toute la panoplie technologique : classes virtuelles, travail, évaluation, suivi individualisé en ligne etc." Pour faire face au confinement, l'école a systématisé pour tous les formateurs l'utilisation de l'animation de cours via la classe virtuelle. Elle organise aussi des challenges virtuels pour maintenir l'apprentissage en mode projets.

Au-delà de la gestion de la crise, et à plus long terme, la nouvelle directrice se lance dans l’accréditation EPAS. "J’avais vécu le processus d’accréditation EPAS quand je travaillais à l’ESCE. Il y a deux phases dans l’audit. La première concerne l’éligibilité du programme pendant laquelle ils nous font des recommandations. La deuxième consiste en la mise en place du plan d’actions tenant compte des remarques des auditeurs."

Se conformer aux recommandations de l’EFMD

L’école doit se conformer aux recommandations des auditeurs d’EPAS pour espérer décrocher ce premier label. Parmi ses recommandations, l’organisme EFMD insiste sur le développement de l’internationalisation de l’école. L’ICD propose déjà un campus à Dublin qui accueille des étudiants dès leur première année. Elle met également en place une semaine d’intégration de dix jours au Japon. "Les étudiants vont dans une ou deux universités et rencontrent des entreprises. L’idée avec ce kick-off c’est de les sensibiliser à la culture japonaise et de faire du team building", précise la directrice.

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L’ICD crée aussi une learning expedition, "une classe hors les murs de cinq mois" pendant laquelle les étudiants vont voyager dans plusieurs pays : Chine, Vietnam, Japon, Canada… "Nous avions prévu de lancer ce projet cette année mais avec l’épidémie de coronavirus, nous avons dû revoir nos plans. Le projet a été décalé d’une année", précise la directrice.

L’EFMD a également mis l’accent sur le nécessaire développement de la RSE au sein de l’école. Mais pour Patricia Théry-Hart, la RSE irrigue l’ensemble des cours de manière transversale. "Nous n’avons pas créé de track RSE, mais nous mettons de la RSE dans toutes nos disciplines parce que l’impact est réel que ce soit sur le marketing, la supply chain, les achats ou encore les finances", estime-t-elle.

Miser sur le numérique et l'entrepreneuriat social

Patricia Théry-Hart mise aussi sur la culture numérique de l’ICD : "Nous proposons des master classes sur le numérique, sur l’impact de la réalité virtuelle sur les centres commerciaux par exemple. L’objectif pour nous, c’est que nos étudiants comprennent la data, puissent échanger avec les spécialistes de la donnée et pas forcément d’en faire des spécialistes", résume-t-elle. L’école a d’ailleurs recruté un chercheur en IA.

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L’ICD souhaite aussi se positionner sur l’entrepreneuriat et notamment l’entrepreneuriat social. Pour la directrice, les métiers sont en train d’évoluer et le statut de CDI ne va pas perdurer. Aussi, "nous voulons que nos étudiants deviennent des entrepreneurs d’eux-mêmes, dans une logique de formation tout au long de la vie." L’école accompagne d’ailleurs les étudiants entrepreneurs dans la "Why not Factory", l'incubateur du groupe IGS.

Des formations spécialisées

Au-delà de son programme grande école, l’ICD propose par ailleurs plusieurs bachelors spécialisés sur des thématiques précises, dont un est axé sur l’événementiel. "Nous avons aussi des bachelors hybrides créés avec l’EPF, qui sont réunis sous la bannière "bachelor future innovator". Il s’agit d’un "bachelor digital innovator" et du "bachelor business innovator", rappelle Patricia Théry-Hart.

L'ICD dans Parcoursup depuis 2019

L’ICD est présente sur la plateforme Parcoursup depuis 2019. Les candidats s'inscrivent sur Parcoursup, passent le concours Team puis reçoivent les résultats via la plateforme nationale. "L’intégration s’est assez bien passée et l’interface avec l’équipe de Parcoursup a été excellente", estime Patricia Théry-Hart.

Si elle note un plus grand nombre de candidats, la directrice fait le constat du peu de transformation concrète : "Peu de nouveaux candidats que nous n’avions pas identifiés se sont inscrits pour passer le concours Team", explique la directrice.


Dahvia Ouadia | Publié le

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