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L'Iéseg décroche l'accréditation AMBA

Cécile Peltier
Publié le
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IESEG Lille // DR
Avec l'obtention de ce label, l'Iéseg rejoint les quelque 70 établissements triplement accrédités au niveau mondial.
En obtenant le label britannique AMBA, l'institution lilloise, déjà accréditée Equis et AACSB, devient la première école de commerce postbac française à rejoindre le cercle très sélect des établissements triplement couronnés.

Trois accréditations en quatre ans : après Equis, décrochée en 2012, puis AACSB en 2013, l'Iéseg (Lille, Paris) a obtenu, début août 2016, l'AMBA (Association of MBAs) pour ses trois programmes de MBA : International MBA, Master of Science (MSc) in International Business et le tout jeune Executive MBA.

Le label britannique, obtenu pour une durée de trois ans, lui ouvre les portes du cercle fermé des "triple couronnés" (AACSB, Equis, AMBA), réunissant une douzaine d'écoles de commerce françaises et environ 70 au niveau international. Soit moins de 1 % des institutions mondiales.

Créée à l'origine pour distinguer les meilleurs MBA, l'AMBA s'est, depuis, ouverte aux DBA (Doctorat of business administration) et aux Masters in management. Ce qui explique que certains établissements français détenteurs des trois labels possèdent l'accréditation AMBA pour leurs cursus MBA (à l'instar de l'Iéseg), pour leur programme grande école ou pour les deux.

"la diversification de nos activités reconnue"

Pour décrocher cette nouvelle accréditation, l'Iéseg s'est lancée dans une procédure assez classique, il y a environ un an. Au programme : la rédaction d'un rapport d'autoévaluation, suivi d'un audit réalisé par une équipe d'experts internationaux.

Ces derniers ont notamment salué "la dimension internationale" des trois programmes labellisés, aussi bien du côté étudiant – plus de 90 % d'élèves étrangers dans le MBA et 80 % dans l'International MBA – que du côté enseignant – plus de 85 % d'internationaux au sein du groupe Iéseg. Autre point fort souligné par les experts : les performances en matière de "recherche et d'innovation pédagogique" du corps professoral, confie le directeur général de l'établissement, Jean-Philippe Ammeux.

"Cette accréditation acte la diversification de nos activités et leur reconnaissance au niveau mondial", se réjouit ce dernier. Un moyen, espère-t-il, d'améliorer encore la visibilité internationale de l'institution, qui compte déjà 1.900 étudiants étrangers sur 5.300 et une centaine de nationalités représentées.


Cécile Peltier | Publié le

Vos commentaires (11)

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Thomas.

Petite mise à jour pour notre ami Casamance: aujourd'hui (2019), 16 ESC sur les 20 premières du SIGEM sont accréditées EQUIS, y compris de toutes petites écoles comme Dijon ou Normandie. Ma prédiction est donc en train de se réaliser, une accréditation comme EQUIS se banalise en France... Difficile d'affirmer que ce label met l'IESEG (ou n'importe quelle autre école) au dessus du lot.

Thomas.

@ Jiip : merci de votre réponse, mais puisque vous dites que ce que j'affirme concernant le niveau de recrutement est faux, puis-je vous demander de citer vos sources? Mon commentaire s'appuie sur mon expérience, ayant participé à un audit EQUIS il y a un an, en tant que représentant de l'entreprise, pour une ESC moyenne. J'ai donc échangé avec le Directeur et les Auditeurs. A aucun moment dans les documents ni dans les conversations la question du niveau de recrutement n'a été abordée. On peut constater qu'EQUIS a été accordé à de nombreuses écoles, y comrpis deux post-bac (ESSCA ET IESEG). J'en conclus que le niveau minimum dont vous parlez est donc de recruter des étudiants après l'obtention du bac : cela laisse de la marge, en effet. Je rappelle au passage que c'est le niveau d'exigence qui rend une formation monnayable sur le marché du travail, donc regarder le niveau de recrutement est un indicateur parmi d'autres, mais manque de bol: c'est le plus important, notamment si on cherche un travail. Par ailleurs, affirmer que seules 40 écoles sur 200 sont accréditées est un argument de vente classique des ESC: en effet il y a 200 écoles de commerce en France, mais la majorité sont des écoles non reconnues et non mastérisées (qui sont pour beaucoup des sup de fric, je regrette mais c'est vrai). Si l'on regarde les 40-50 écoles mastérisées (= diplôme légalement reconnu) en France, on constate que l'immense majorité possède au moins une accrédidation, donc je me répète: on approche une situation où être accrédité AACSB ou EQUIS ou EPAS ou AMBA sera "banalisé" ; la différentiation se fera par le niveau de recrutement et la professionalisation des cours. Pour finir, mon inquiétude au sujet des accréditations est double: d'une part, ces accréditations demandent énormément de temps et de budget, qui seraient mieux employés à encadrer les étudiants et à les préparer au monde l'entreprise. D'autre part, il y a une fâcheuse ambiguité au sujet des ces accréditations, qui consiste à dire que l'ESC Unetelle "monte" grâce aux accréditations, alors que je le répète: c'est le niveau de recrutement, et le travail personnel des étudiants, qui conditionnent la réussite des ces derniers, pas les labels coûteux. Les recruteurs le savent bien. Je conseille aux étudiants de faire donc très attention avant de s'engager dans ces formations.

Jiip.

Vos sources sont une expérience unique de participant à l'audit d'une ESC. Mes sources sont les suivantes : J'ai fait partie de ceux qui ont mis en place le système EQUIS. J'ai évalué une quinzaine d'établissements, en France et dans le monde. Pour Equis vous pouvez consulter les "Equis Standards and Criteria", Chapter 3. Celui-ci commence par la phrase suivante : "The School should ensure the quality of its students through appropriate selection processes". Cette question doit impérativement être documentée dans le "self-evaluation report" que l'école doit remettre aux auditeurs. Je n'arrive donc pas à imaginer, dans une évaluation Equis, une situation dans laquelle "A aucun moment dans les documents ni dans les conversations la question du niveau de recrutement n'a été abordée." Une question: "votre" ESC a-t-elle été accréditée ? Si elle ne l'a pas été, ne serait-ce pas justement parce que son rapport était gravement défaillant sur le chapitre du recrutement ?

Thomas.

@ Jiip: merci de votre réponse, qui nous indique que le niveau de recrutement pour EQUIS est donc : "The School should ensure the quality of its students through appropriate selection processes": c'est quand même large comme définition, non? Donc parler de niveau minimum sans vouloir le définir exactement, cela me semble "botter en touche", et confirme ce que je pense: que les accrédidations sont très axées sur des critères qui favorisent l'aspect universitaire/recherche/programmes à tous les niveaux, mais en fait assez éloignés des attentes des recruteurs (qui regardent surtout le niveau de recrutement). L'ESC dont je parle est déjà accréditée AACBS + EPAS, et attend une réponse pour la fin de l'année. Le niveau de recrutement (moyen, sans plus) n'est pas le problème.

Jiip.

@ Thomas Le problème dans notre échange vient de ce que vous supposez que vos prémisses personnelles sont universelles. Et vous raisonnez "franco-français" alors que les accréditations sont internationales. Parler de niveau minimum sans vouloir le définir exactement n'est pas "botter en touche", mais simplement reconnaître que "le définir exactement" est impossible quand on s'adresse à des dizaines de pays dans le monde, dont les systèmes de sélection sont différents. On peut "définir exactement" le niveau si on se limite, comme vous le faites, aux résultats d'une banque d'épreuves qui ne concerne qu'une partie des établissements français. Si on raisonne au niveau international, il appartient à chaque établissement d'expliquer comment il se situe dans sont système national de sélection et à chaque équipe d'audit de juger du niveau qu'il y tient. Vous dites que les accréditations sont assez éloignées des attentes des recruteurs "qui regardent surtout le niveau de recrutement". C'est ériger ce critère comme "le" critère unique et universel des employeurs. Ce qui est une opinion assez fréquente en France, mais qui est loin d'être une règle universelle. Participer à une évaluation d'établissement pour une accréditation internationale suppose une prise de distance par rapport aux critères habituels du milieu national.

Thomas.

@ Jiip: vous me dites que je raisonne "franco-français", avec un point de vue qui se veut universel: je pourrais vous retourner le compliment, et ajouter que, puisque vous vous présentez comme un des "pères" d'EQUIS, il est évident que vous n'êtes pas très objectif en ce qui concerne les accréditations ? Je pourrais ajouter qu'à 43 ans, avec 20 ans d'expérience dans une multinationale franco-britannique, et avec des collaborateurs de diverses nationalités, mon avis n'est pas aussi étroit que vous semblez le penser, et probablement aussi intéressant que le vôtre, même si il est contradictoire. J'ai d'ailleiurs toujours trouvé assez croquignolet le fait que des professeurs/universitaires/docteurs viennent nous parler de l'entreprise sans jamais y avoir mis les pieds... En ce qui concerne le niveau de recrutement: il est évident qu'il est très difficile de standardiser ce dernier sur différents pays; mais ce qui me choque, c'est surtout le fait que derrière un discours pompeux des organismes accréditeurs, on constate que le niveau de étudiants est un critère (flou) parmi d'autres....Admettez alors que les accréditations sont donc avant tout un exercise universitaire fait pour d'autres universitaires, et que le monde de l'entreprise y occupe un strapontin (alors que c'est nous qui embauchons les diplômés au final). Quant à laisser entendre que la sélection "académique" n'existe pas à l'étranger ou compte pour du beurre, je vous rassure: j'ai participé à des sessions de recrutement internationales avec tri de CV et entretien de motivation, et si le fait d'avoir un beau diplôme n'est pas une preuve d'intelligence, le fait de n'avoir rien fait d'un peu sélectif n'en est pas une non plus... Et les cadres venus de chaque pays connaissent bien les bonnes universités comme les moins bonnes. Amis étudiants: ne vous laissez pas bercer par la douce musique des labels, c'est le caractère exigeant et professionnel de votre formation qui fera la différence sur le marché du travail.

Thomas.

A Casamance: inutile d'affûter mes arguments, puisque c'est vous-même qui venez ici faire le panagérique de l'IEGEG et de ses accréditations, avec en prime des piques par rapport aux étudiants de prépa, qui sont donc tous des bêtes à concours et catastrophiques dans le management, selon vous. Bref vous accusez les autres d'avoir des raisonnements "méprisants", mais on peut vous retourner le compliment, non? Je rappelle que je ne suis ni diplômé IESEG, ni EDHEC. De plus si vous relisez mes postes, vous verrez que je ne suis pas contre les étudiants de l'IESEG ou autre postbac, mais simplement contre la mise en avant des accréditations comme vous le faites, pour venir dire que "maintenant les étudiants de l'école X vont tous surpasser les autres" (ou un argument du même esprit). Et ce commentaire, je l'ai aussi bien pour d'autres ESC post-prépa (y compris la mienne), car je suis très dubitatif vis-à-vis de ces accréditations qui demandent des budgets colossaux, répercutés sur les frais de scolarité. Donc le paysage change en effet, mais gare aux miroirs aux alouettes

Thomas.

@ Casamance: aucune certitude, simplement je fais un constat (mais pas le même que vous, parce que je regarde le long terme): la course aux accréditations a commencé il y a bientôt 15 ans, avec d'abord HEC et l'ESSEC triplement accréditées ; puis les ECRICOMES (souvent 2, parfois 3 accréditations). Aujourd'hui, les petites ESC (Dijon = AACSB ou ESSCA = EQUIS) sont elles aussi dans la courses aux labels. Donc quand je dis que dans quelques années toutes les ESC seront doublement ou triplement accréditées, ce scénario qui semble vous déranger (parce que cela contredit votre argument au sujet de l'IESEG?) est tout à fait probable. Quant à louer le dynamisme d'une école, c'est bien, mais je ne pense vraiment pas que la course aux labels améliore l'encradement et l'insertion des étudiants sur un marché du travail devenu ultra compétitif...

Casamance.

Vous ne pouvez imaginer à quel point la triple accréditation accordée à l'ensemble des ESC me contrarie et hante mes nuits. Votre argumentation détruit admirablement la mienne. Vous êtes trop fort. Amen

Casamance.

Oui, bon, avec un iPad qui marche quand il veut.......désolé pour l'effet répétitif involontaire.

Thomas.

@ Casamance: heureux d'apprendre que vous passez de bonnes nuits ; je rappelle que c'est vous qui êtes venu faire l'apologie de la triple accrédiation de l'IESEG ("une école qui se bat sur tous les fronts", comme si c'était la seule). Je me contente d'indiquer les limites de la course aux aux accréditations, et par là-même de votre raisonnement... Personnellement je préfère une ESC qui encadre ses étudiants et qui developpe des liens avec les entreprises, plutôt que la course aux labels...

Casamance.

L'apologie et un raisonnement limité. Vos arguments s'affutent ! Si l'Edhec, une école que vous semblez apprécier ( apologie ? Non, je plaisante) avait eu la triple accréditation, j'aurais certainement lu "normal pour une école de ce rang", " l'excellence paie", "une voie royale qui ne cesse de mener plus loin ses étudiants". Mais c'est l'ieseg, et là, je lis " attention, insinuer que les élèves de l'ieseg sont devenus plus intelligents que ceux de l'edhec en 24h serait naïf". Raisonnement méprisant ? Limité oseraient dire certains ? ( non, je plaisante encore). Bref. Vous prévoyez du long terme sur 10 ans. Permettez moi de faire de même. Encore aujourd'hui, les top 5/10 ont le vent en poupe. Les élèves qui en sortent ont un excellent niveau "académique". Je ne le conteste pas. Ce que je ressens aujourd'hui c'est une réorientation des recrutements ( au moins sur deux grands comptes français et avec 7 DRH d'entreprises nationales et inter) qui ne réservent plus 100% de l'embauche bac+5 à ces profils. Ce que je constate aujourd'hui, c'est le ras le bol de managers opérationnels qui accueillent ces mêmes élèves, véritables Pentium dans la gestion de projet mais catastrophiques dans le management, avec, qui plus est, un formatage engendré par les voies identiques suivies lors de leur scolarité prestigieuse. Ces jeunes sont plus préoccupés par leur "réseau" que désamorcer une grève de personnel. Donc, lorsque je constate que d'autres écoles essaient de sortir du lot et proposent des profils " moins intelligents" , certes, mais plus efficaces, je m'en réjouis. Et je n'oublie pas l'université qui, avec ses doubles diplômes, commencent à nous fournir de très bons éléments. ( oui, oui, intelligents, je vous l'assure). Ce que je constate autour de moi ( oui, je sais, "limité" comme champ d'exemples mais bon..), ce sont des parents commencent à peser le pour et le contre entre certaines écoles postbac et postprepa, certaines postbac/ cursus universitaires leur semblant soudainement pas si mauvaises que ça. Le paysage va changer. J'adore ça.

Ludovic.

Cela dit, pour être rentré sur le marché du travail il y a peu (et avoir fait une école dite "parisienne"), en même temps que d'autres amis qui eux avaient suivi des cursus universitaires ou en Post-Bac, le salaire à la sortie n'est clairement pas le même et on ne parle pas de quelques euros de différence.

Thomas.

@Dbleyon : Si une école ne prouve en rien l’intelligence ou les capacités de travail d’un candidat – à quoi sert-elle, alors ? Alle- vous recruter le premier venu dans votre équipe?

Casamance.

@Dbleyon: oui, voilà, il suffit qu'on me dise bonjour et je recrute @Thomas:non, louer le dynamisme d'une école ne veut pas dire que j'aaaaaadmire le niveau des élèves..je ne suis pas aveuglé par les accréditations. Je constate que l.ieseg en a eu trois en 4 ans. Votre dernier argument ? Dans 10 ans toutes les écoles les auront...je vous laisse donc à vos certitudes.

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