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Frais de scolarité : les écoles de la Défense franchissent les 2.000 €

Céline Authemayou
Publié le
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L'Ensta ParisTech à Saclay ©Ph. Fretault
L'Ensta ParisTech voit le montant de ses droits d'inscription augmenter, pour atteindre 2.150 €, comme c'est le cas pour les écoles d'ingénieurs dépendant du ministère de l'Économie.
À la rentrée 2016, l’Ensta ParisTech et l’ISAE verront leurs droits de scolarité augmenter de nouveau. Une dynamique engagée il y a deux ans au sein de ces écoles, placées sous tutelle du ministère de la Défense.

Trois-cent euros de plus au compteur. Dès la rentrée 2016, l'Ensta ParisTech et l'ISAE, deux écoles d'ingénieurs sous tutelle de la Défense (via la Direction générale à l'armement), vont augmenter leurs droits d'inscription, pour les porter à 2.150 €.

Désormais, les nouveaux élèves-ingénieurs devront donc débourser 2.600 € à l'Ensta ParisTech et 2.650 € à l'ISAE pour suivre leur formation, des frais s'ajoutant aux droits définis par arrêtés ministériels.

une dynamique engagée en 2014

Cette dynamique haussière a débuté au sein de ce ministère technique à la rentrée 2014. À l'époque, les droits de l'Ensta ParisTech et de l'ISAE étaient passés de 1.100 € à 1.850 €. L'année suivante, l'Ensta Bretagne, sous tutelle de la Défense également, suivait le mouvement.

De façon plus générale, les ministères techniques continuent d'augmenter, année après année, leurs droits d'inscription. Premier à avoir franchi le pas en janvier 2014, le ministère de l'Économie avait alors multiplié par plus de deux le montant des droits exigés par ses écoles (Télécom ParisTech, Télécom Bretagne, Télécom SudParis, Mines Paris, Saint-Étienne, Alès, Douai, Nantes et Albi-Carmaux), portant ces derniers à 1.850 €.

À la rentrée 2016, ces neuf établissements exigeront eux aussi 2.150 €, auxquels s'ajoutent pour certains des frais, de l'ordre de 450 €.

ministères techniques contre enseignement supérieur

En trois ans, certaines écoles d'ingénieurs auront donc vu le montant de leurs droits tripler, alors que les établissements dépendant du ministère de l'Éducation nationale, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche connaissent un gel de leurs droits, fixé depuis deux ans à 610 €.

En juillet 2016, l'annonce de ce gel par le ministère avait d'ailleurs provoqué la colère des directeurs d'école. "Les ministères techniques ont le courage de rééquilibrer la baisse des dotations, en permettant à leurs écoles d'augmenter leurs droits, constatait alors François Cansell, président de la Cdefi (Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs). Notre ministère n'a même pas ce courage, c'en est désespérant..."


Céline Authemayou | Publié le

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