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Moral de la communauté universitaire : le match France-Angleterre

Camille Stromboni, avec Sophie Blitman et Baptiste Legout
Publié le
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Notre Baromètre EducPros 2014 sur le moral des pros de l’enseignement supérieur et de la recherche s’inspire d’une enquête menée par le Times Higher Education. Si les répondants anglais et français se retrouvent sur la satisfaction de travailler dans ce domaine, leurs avis divergent en ce qui concerne les salaires et la vision de l'avenir. Sur ces deux points, les Français sont plus pessimistes.

Le travail est perçu comme une source de satisfaction par une très grande majorité des 2.000 répondants au baromètre EducPros sur le moral dans l’enseignement supérieur et la recherche. Un résultat tout à fait similaire à celui obtenu dans le Times Higher Education, dont s’inspire notre sondage : 81% des Anglais confiaient cette satisfaction, de même que 82% de nos sondés hexagonaux.

La fierté de travailler dans son établissement réunit de la même manière les deux populations de part et d’autre de la Manche, quoique celle-ci soit un peu plus marquée en France (trois quarts de réponses positives) qu'en Angleterre (deux tiers de réponses positives).

Si les Anglo-Saxons se disent à 63% enthousiastes pour le futur de leur établissement, les Français ne sont que 37% à partager ce sentiment

La similitude se rompt en revanche très franchement quand il s’agit de parler salaire. Si 61% des universitaires anglais estiment que leur établissement offre une rémunération correcte à ses employés, le rapport s’inverse en France, où seuls 25% des répondants partagent ce point de vue.

De la même manière, l’impact négatif du travail sur la santé est bien plus fortement ressenti en France qu’en Angleterre (51% des sondés, contre 32%), tandis que le souci du bien-être au travail semble négligé aux yeux des Français (seuls 33% estiment que leur établissement s’intéresse à leur bien-être), ce qui est moins le cas outre-Manche (46%).

Enfin, la vision prospective diffère très largement d'un pays à l'autre : si les Anglo-Saxons se disent à 63% enthousiastes pour le futur de leur établissement, les Français ne sont que 37% à partager ce sentiment.


Camille Stromboni, avec Sophie Blitman et Baptiste Legout | Publié le

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