1. Restez motivés en première année d'école spécialisée : trouvez des appuis
Enquête

Restez motivés en première année d'école spécialisée : trouvez des appuis

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Quand on choisit une école spécialisée dès l'obtention du bac, on est parfois surpris et déçu du contenu des cours. // © L'Ecole bleue
Quand on choisit une école spécialisée dès l'obtention du bac, on est parfois surpris et déçu du contenu des cours. // © L'Ecole bleue

Avant d’allier travail et vocation, il faut se constituer un socle de fondamentaux et affronter un rythme d’études soutenu. Pour franchir cette étape, évitez de vous isoler ! L'Etudiant vous donne ses conseils pour ne pas lâcher.

Qu’il s’agisse d’une formation artistique, d’une école du Web ou d’une formation paramédicale, vous voilà enfin dans une spécialité où vous pouvez vous consacrer à 100 % à votre domaine de prédilection. A priori, les conditions sont donc réunies pour que vous abordiez votre scolarité avec une motivation plus forte que qu’au lycée.

Accepter le cursus tel quel

Il peut y avoir parfois un décalage entre l’image que l’étudiant se fait d’un cursus et sa réalité. Surtout, les enseignements fondamentaux des premières semaines peuvent décontenancer les élèves qui voudraient entrer d’emblée dans le vif du sujet.

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Ainsi, en école d’art, "la première année s’articule autour des médiums traditionnels comme la sculpture et la peinture. Ceux qui rêvent avant tout de photo peuvent s’interroger sur ces cours, mais ils doivent comprendre qu’il faut passer aussi par d’autres arts pour aiguiser son regard", souligne Benjamin Hochart, enseignant à l’ESAM (École supérieure d’arts et médias) de Caen-Cherbourg (14). Bref, il s’agit de réfréner votre impatience initiale, d’autant que des cours optionnels de plus en plus nombreux au fil des semestres vous permettront de vous construire, peu à peu, un parcours sur mesure.

Bien cerner votre projet avec l’aide de vos professeurs

Dans les cas où un coup de blues s’éterniserait, pas d’hésitation pour Benjamin Hochart, "il faut s’adresser à ses professeurs, aux techniciens des ateliers ou à des personnes de l’administration. L’essentiel est de ne pas s’isoler. Accompagné dans sa réflexion, l’étudiant pourra mieux cerner son problème et y trouver des réponses, voire, dans certains cas, se réorienter vers une école qui lui conviendrait mieux. Chaque année, sont organisées des commissions d’admission en cours de cursus, qui apportent une aide, un soutien à ceux qui ont le sentiment de ne pas être à leur place dans ces démarches".

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Discuter de vos doutes avec vos proches

Trouver des interlocuteurs dès que surgit un doute, c’est aussi le conseil de Clément Gautier, président de la Fédération nationale des étudiants en soins infirmiers. Dans ces instituts de formation, les premiers stages sont éprouvants.

"Les étudiants peuvent être confrontés à des situations qui font écho à des difficultés passées. Il est alors important de partager son ressenti avec des personnes extérieures à la formation, des amis ou de la famille, note leur porte-parole. Quant aux problèmes face à l’organisation du cursus ou aux cours eux-mêmes, on peut en parler avec les référents pédagogiques ou les associations étudiantes locales qui, de plus en plus, proposent des dispositifs de tutorat." Avant de tout abandonner, sollicitez ces appuis qui vous aideront peut-être à voir les choses sous un angle totalement différent.

Ce qu’il faut retenir :

– Informez-vous sur les options et les parcours possibles.
– Faites le point sur votre projet avec les professeurs quand surgit un doute.
– Partagez vos interrogations avec vos proches.
– Renseignez-vous sur les aides et les tutorats.
– Ne négligez aucune matière.