Meggie, étudiante à Shanghai : "J'ai fait le plein d'Asie"

Par Jean-Marc Engelhard, publié le 23 Novembre 2018
7 min

Arrivée à Shanghai en août 2017, Meggie, étudiante à l’École de design Nantes-Atlantique, vit au rythme frénétique d’une mégalopole qui ne dort jamais. Une expérience inoubliable dont elle profite avec enthousiasme.

Comme un poisson dans l’eau. Installée depuis plus d’un an à Shanghai, Meggie a trouvé ses marques dès son atterrissage dans la plus grande ville du pays, alors même qu’elle ne parlait pas un mot de chinois.

"J’étais impressionnée, mais surtout enthousiaste, me répétant que j’avais de la chance d’être là", se souvient cette étudiante de 22 ans, originaire de Pontivy, en Bretagne (56).

Pas même un peu stressée ? "Non, c’est une ville où tout est très bien organisé, les indications et les panneaux sont traduits en anglais, les annonces du métro sont faites, elles aussi, en anglais, on ne peut vraiment pas se perdre", assure-t-elle.

Une colocation pour 417 € par mois

Pourtant, c’est seule qu’elle a débarqué dans cette ville gigantesque. "Je suis arrivée en éclaireuse, avant les autres étudiants de master de l’École de design Nantes-Atlantique qui avaient choisi comme moi de passer deux ans sur le campus chinois de l’école", explique Meggie, qui reconnaît avoir été désarçonnée par le fait qu’ici personne ou presque ne parle anglais. Grâce aux cours proposés par son école et ses échanges avec ses connaissances chinoises, elle a depuis amélioré sa pratique du chinois.

Heureusement pour elle, à son arrivée, elle ne s’est pas retrouvée totalement en terre inconnue : un de ses amis français, installé ici, l’a aidé dans ses premières démarches, notamment pour ouvrir un compte en banque et une ligne téléphonique.

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"Et j’ai trouvé très facilement un appartement au sein d’une colocation, dans laquelle une autre étudiante de l’école est venue s’installer peu après", raconte la jeune expatriée. Située à la lisière de l’ancienne concession française, dans le quartier de Jing’an, très prisé des expatriés, sa chambre lui coûtait 3.350 renminbis (ou yuans) par mois, charges et ménage compris, soit 417 €.

Balade à vélo jusqu’au Bund

Pour sa seconde année, elle a quitté la "petite famille" constituée de ses colocataires pour emménager dans un appartement bien à elle. Elle s’est éloignée de son école, qui est installée dans les locaux de la Shanghai University.

"Il me faut désormais un peu plus d’une heure pour aller aux cours", précise-t-elle. Un trajet qu’elle effectue en métro. Mais pour ses déplacements, elle a aussi recours aux VTC, via l’appli Didi, équivalent d’Uber. "C’est rapide et très peu cher. Pour un trajet d’une vingtaine de minutes, il faut compter 2 ou 3 €", précise-t-elle.

Après une année en colocation, Meggie a trouvé un petit appartement dans le quartier de Jing'an.
Après une année en colocation, Meggie a trouvé un petit appartement dans le quartier de Jing'an. // © Bertrand Starck pour l'Etudiant

Malgré la densité de la circulation, les jours de beau temps, elle n’hésite pas à enfourcher un des vélos en libre-service disponibles à tous les coins de rue. "Il faut juste s’adapter aux règles de conduite locales et être très attentive", s’amuse-t-elle. C’est à vélo, par exemple, qu’elle va prendre l’air et admirer la vue sur le fleuve près du Bund, un lieu apprécié par les locaux et les touristes à la tombée de la nuit.

Parmi ses autres activités, le sport et l’équitation, qu’elle pratique dans des clubs à l’extérieur de la ville. "Deux activités qui m’ont permis de nouer des contacts amicaux avec des Chinois. De manière générale, ces derniers sont très curieux à l’égard des étrangers", précise Meggie.

À la découverte des spécialités locales

Si depuis le début de son séjour, Meggie n’hésite pas à vadrouiller dans toute la ville à la recherche de temples, dont elle apprécie l’atmosphère apaisante et spirituelle, elle goûte aussi des nourritures plus terrestres.

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"Il y a tant de choses à découvrir dans la gastronomie asiatique. Et lorsque l’on s’éloigne des quartiers pour expatriés, on peut déguster des recettes locales pour trois fois rien", raconte-t-elle.

Son budget, entre 700 et 800 € par mois, lui offre la possibilité de "faire le plein d’Asie". Elle a pu ainsi faire des voyages en Chine, vers Pékin, Hangzhou ou Xi’an, et s’est envolée aussi vers Hongkong, la Corée du Sud et le Japon, dans lequel elle envisage de faire un stage de six mois à l’issue de son master.

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