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Décryptage

À Toulouse, le stress de la PACES soigné à la sophrologie et à l’hypnose

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En PACES comme ailleurs, pour réussir il faut rester zen. // © plainpicture/Zenshui/Sigrid Olsson
En PACES comme ailleurs, pour réussir il faut rester zen. // © plainpicture/Zenshui/Sigrid Olsson

Révisions, concours, reprise des cours… En PACES, les étudiants soufflent peu avant la fin du mois de mai. Dans la Ville rose, pour les aider à mieux supporter la pression, des associations étudiantes proposent des cours de sophrologie et d’autohypnose…

"Seulement 16 % des 2.700 étudiants qui passent le concours de PACES (Première année commune aux études de santé) à Toulouse iront dans l'une des cinq filières que celui-ci leur ouvre, explique Quentin, vice-président du TAT (Tutorat associatif toulousain) et étudiant en 3e année de médecine. La pression sur leurs épaules est énorme, et ils enchaînent sur le deuxième semestre le lundi suivant leur première session d'épreuves. Depuis 2016, nous organisons donc une semaine "détente" en janvier, quand ils n'ont encore que des cours en amphithéâtre. Et cette année, nous proposons des ateliers de sensibilisation au bien-être et à la gestion du stress par petits groupes de 8 à 12 personnes."

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Des études difficiles à vivre

Les chiffres du Conseil national de l'ordre des médecins sont sans équivoque : un quart des étudiants et des jeunes médecins se déclarent en moyen, voire mauvais, état de santé. 95 % affirment avoir été confrontés à des situations stressantes.

Pour sa part, c'est en aidant à organiser l'attente des étudiants qui viennent chercher leurs résultats au concours, en juin 2016, que le TAT a réalisé que le stress était un vrai problème dont il fallait se préoccuper. "Comme le nombre de redoublants est limité au double du numerus clausus, il existe même une tension pour pouvoir reprendre la même année d'études. Le TAT a donc décidé de sensibiliser les étudiants à la question du stress, de sorte que celui-ci n'empire pas une année déjà très chargée", explique Quentin.
S'associant à l'ACEMT (Association corporative des étudiants en médecine de Toulouse), le tutorat a organisé une première intervention sur le sujet lors de la semaine de pré-rentrée. Et les associations proposaient donc ce mardi 17 janvier 2017 des ateliers d'initiation à l'autohypnose et à la sophrologie aux étudiants intéressés.

Médecines-outils

Des médecines alternatives pour de futurs professionnels de santé, un paradoxe ? Pas vraiment, selon Quentin : "Il s'agit plus de considérer cela comme des outils que nous mettons à disposition des étudiants. Une fois appris, ils peuvent les utiliser chaque fois qu'ils en ressentent le besoin". S'inspirant des réponses apportées aux mêmes problématiques dans le milieu professionnel ou dans certaines classes préparatoires, les membres du TAT – soutenus par leur fac – ont donc mis en place leurs propres ateliers sur les trois campus toulousains. Pour cela, ils ont fait appel à des sophrologues d'État et des médecins formés à l'autohypnose bénévoles pour offrir des interventions de qualité aux futurs professionnels de santé.

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Pensées positives

"À l'issue des ateliers, nous sondons les étudiants pour savoir ce qu'ils en ont pensé", explique le vice-président du TAT. Et pouvoir, ensuite, adapter l'offre. Elsa, qui redouble sa PACES, est convaincue : "J'avais déjà entendu parler de sophrologie et d'autohypnose, mais je n'avais jamais vraiment eu l'occasion de tester. Là, les ateliers viennent jusqu'aux étudiants, c'est plutôt bien fait". Et c'est l'autohypnose, surtout, qui lui a plu : "Nous avons passé en revue des réflexes de pensées positives, des techniques de respiration... Des outils simples qui peuvent être réutilisés n'importe quand, en dehors des périodes de concours". Et la vie devient plus zen...